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Estrosi : " Mon circuit préféré "

Christian Estrosi : Ce sera très dur . Pour le Niçois Christian Estrosi , déjà plusieurs fois vainqueur à Nogaro , cette saison est celle qui se présente le mieux .

" J'ai un budget important , du bon matériel , des pièces détachées . Grâce à l'écurie Pernod , je dispose de deux 500 Yamaha et de la nouvelle TZ 250 . Ma 500 de type Unitrack ne donne pas encore pleinement satisfaction . Aussi ai-je choisi de piloter à Nogaro celle à cadre standard dotée d'une suspension Cantilever . On a gagné quelques chevaux au banc d'essai , mais Fontan et Sarron gardent un avantage certain côté moteur . Quelle différence ! Ma moto est encore un peu pointue et , d'ici à la course , nous allons essayer de gagner de la puissance à bas régime ; ce sera très dur ."

Christian Estrosi garde bon espoir de renouveler l'exploit réussi sur le circuit Paul Armagnac .

" Nogaro reste mon circuit préféré , celui qui présente le plus d'intérêt en France avec ses zones de freinage , d'accélération sur l'angle , courbes lentes , rapides , enchaînement ."

Né le 1 juillet 1955 , Christian Estrosi est un garçon étonnant , déjà fort d'une grande expérience . Chez lui cohabitent la fougue , la jeunesse , la vitesse . Débarrassé des soucis de son magasin Niçois , il a gravi régulièrement les étapes accédant à la notoriété . Second du Tour de France 75 derrière Rigal , il est encore sur le podium en 1976 à Nogaro , à la première place cette fois , pour la manche française du championnat du monde , après avoir réglé à la régulière des champions tels qu'Agostini et Ceccoto.

Depuis , il a remporté le Grand Prix de Dijon 750 , la course des 250 Inter , à Nogaro , en 1979 . Puis il connaît des résultats en dents de scie , faute d'argent . Et aussi en raison de quelques blessures graves . La moto d'un concurrent américain , Mamola , lui avait broyé la main gauche sur le guidon , en fin d'année , à Imatra . Bilan : deux tendons sectionnés , deux métacarpes cassés , le dessus de la main arraché . Heureusement , un mauvais souvenir ...

" Cette année , conclut-il , je ne veux pas rater mon rendez-vous avec la compétition ."

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Sud-Ouest du 5 avril 1981 . Par F.S. Photo Philippe Bataille .