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Moteur
Le moteur de la 700 Yamaha devenu par la suite 750 Yamaha a été conçu pour la course en fonction de ses impératifs propres . Mais on ne peut pas oublier le prototype 4 cylindres présenté au Salon de Paris 1972 . La décision de commercialiser une 750 de course a surpris vraiment tout le monde fin 1973 . Comment un pilote allait-il pouvoir se battre avec 90 chevaux ! Ce moteur est une remarquable réussite , car 5 ans après il n'a subi que des modifications de détail , visant à augmenter soit la puissance soit la fiabilité . A partir du moment où Yamaha annonça la saison dernière la sortie d'une 500 cm3 4 cylindres , chacun affûta la façon dont étaient disposés les vilebrequins . Dès la première course on se rendit à l'évidence en entendant tourner la machine . La disposition des vilebrequins de la 700 cm3 est identique . Alors que les pistons extérieurs 1 et 4 sont au PMH , les intérieurs 2 et 3 sont au PMB . Cela produit un bruit d'échappement qui n'est guère mélodieux ; rien à voir en tout cas avec celui d'un 4 cylindres calé à 90° . C'est cependant la solution la plus rationnelle et la plus économique . Les vilebrequins , du moins en ce qui concerne les parties centrales , sont identiques à ceux des 350 cm3 . Les parties extérieures diffèrent sensiblement puisque les queues s'arrêtent au niveau des roulements . On constate aussi que les masses sont évidées . Cela réduit certes le poids total en mouvement mais aussi la précompression . La prise de force s'effectue au centre . Chaque vilebrequin possède un pignon de 38 dents d'une largeur de 10 mm . La prise de force comprend un pignon de 39 dents d'une largeur de 20 mm . Sur cet arbre intermédiaire se trouvent les entraînements avec réducteur et inverseur de marche de l'allumage et de la pompe à eau . Ensuite le mouvement est transmis à la boîte de vitesses à 6 rapports via la couronne d'embrayage qui comprend 60 dents . La lubrification de la boîte de vitesses s'effectue sous pression ; pour cela une petite pompe trochoïde est entraînée par un renvoi vertical toujours par l'arbre intermédiaire . Cette disposition est la plus rationnelle pour un 4 cylindres en ligne . Elle permet , malgré la présence des 4 cylindres face à la route , de ne pas avoir une largeur de moteur excessive et de regrouper tous les accessoires derrière le bloc propulseur . L'embrayage , une robuste nature , offre un diamètre de 152 mm . Le mécanisme comprend 7 disques garnis dont la largeur de la matière est de 14,4 mm . Il est très largement dimensionné et malgré la puissance et le couple respectables à transmettre , se fait totalement oublier . La boîte de vitesses n'appelle pas de commentaires particuliers . Elle est parfaite à tous points de vue , étagement et douceur en particulier . La douceur de la commande d'embrayage est surprenante , elle s'apparente à celle des meilleures motos de tourisme . L'ensemble du moteur est très compact et seuls les accessoires inévitables d'une machine à refroidissement liquide lui donnent cette allure d'usine à gaz . Un effort sérieux a été fait dans le but d'alléger le moteur . Les carters extérieurs sont en magnésium , une solution coûteuse certes , mais , efficace pour obtenir une réduction sensible du poids . L'allumage , contrairement a celui des 250 et 350 livrées en France , est assuré par un système électronique Mitsubishi au lieu de Femsa . Disons pour être bref qu'il comprend un rotor générateur , quatre bobines et une boîte magique . Le tout n'occupe , guère de place et est aisément logé à l'avant dans le cadre .
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Déroulement saison et palmarès écurie 77
La saison 1977 a commencé pour nous à Daytona . Philippe Coulon s'est placé aux essais en première ligne et Christian Estrosi en cinquième ligne alors qu'ils venaient ici respectivement pour la 3ème et 2ème fois . Durant la course tout s'est déroulé normalement mais nous n'avons pas pu mieux faire que 11ème et 12ème , Christian étant devant . Daytona est une course inutile et en plus les pilotes sont là pour le dire . C'est une épreuve surfaite qui se déroule en plus sur un circuit inintéressant . Sur le plan technique elle n'apporte rien car on y rencontre aucune des conditions habituelles de course . Elle permet seulement de ramener des motos à l'état d'épaves . C'est en plus coûteux en temps et en argent . DAYTONA = DOLLARS . C'est une course surfaite et la presse en est le principal responsable . Pour notre part nous n'irons pas à Daytona en 1978 cela nous permettra de mieux préparer les épreuves Européennes . Ensuite l'écurie se retrouve à Magny Cours pour le Million . Estrosi décroche le premier temps aux essais . Il gagne aisément la première manche , mais va chuter en finale . Dans des conditions météos défavorables Coulon assure et termine 6ème . Tout le monde se retrouve ensuite à Imola pour les 200 Miles . Nous avons encore des motos d'origine et nous sommes difficilement dans le coup . Christian se retrouve placé entre Sarron et Pons aux essais alors que Philippe est un peu plus loin . En course Christian tombe à la sortie de la chicane des stands , comme beaucoup , au cours de la première manche . Philippe est handicapé par une perte d'huile et ne peut terminer mieux que 7ème . Au Ricard nous présentons des motos nouvelles . Les essais se révèlent une véritable catastrophe . La moto serre dans toutes les séances d'essais . Christian fait le 4ème temps de la première séance mais ne pourra plus améliorer par la suite . Philippe serre aussi . Pour lui nous trouvons la cause : un morceau de peinture dans le carburateur . Tout le monde part avec des moteurs neufs et le moral n'y est pas . Cependant tout se termine pour le mieux . Philippe et Christian finissent aux 3ème et 4ème places . A Jarama Christian réédite son exploit de l'an passé dès les essais , il plante la moto . Mais il a quand même le temps de faire le 2ème temps . En course il s'arréte dès le 3ème tour , pointeau coincé . Philippe fait une course régulière et termine 4ème , marquant ainsi des points . A Dijon nous savons que nous pouvons faire quelque chose . Nous sommes venus quelque temps auparavant faire des essais avec Michelin et nous avons des motos parfaitement au point . Pour nous cela va être un sans faute . Christian va réaliser le meilleur temps de chacune des séances d'essais , remporter les deux manches et s'adjuger le record du tour . Le succès de l'écurie est complété par la magnifique deuxième place de Philippe . Tous deux terminent devant Baker . Nous n'avons connu aucun ennui mécanique . Les motos étaient rapides et les pilotes en état de grâce . Après l'entracte de Chimay où Philippe grille son embrayage dès le départ , nous nous retrouvons à Brands Hatch . Philippe n'a pas le moral . Il est dans un jour sans et il s'arrêtera très vite . Christian , lui , est dans le bon paquet mais une chute va ruiner tous ses espoirs dès la première manche . Et puis après , les vacances . Il n'y aura pas de fin de saison , Philippe s'étant gravement blessé en Suède et Christian s'étant cassé le poignet en août à Silverstone . Dans ces conditions nous n'avons pu disputer le reste de la saison 77 en 750 . Au moment des accidents Philippe occupait la 3ème place et Christian la 5ème du classement provisoire . Christian fit cependant sa rentrée en octobre à Hockenheim , il disposait là-bas d'une moto très rapide mais son poignet insuffisamment guéri le força à l'abandon au milieu de la seconde manche .
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De mères en filles
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Mais laissons parler Christian Estrosi
L'hiver dernier Morena a fabriqué un cadre pour Yamaha reprenant à peu de chose près les côtes de l'OW31 . Ces deux machines ont été utilisées mais par la suite l'OW31 lui fut préférée . Mais laissons parler Christian Estrosi :
" Sur le plan chrono les deux machines sont identiques mais les moyens sont différents de même que la manière de les piloter . Comme c'est le pilote qui décide nous avons opté pour la sagesse et la simplicité . La PEM est très rigide , elle ne bouge jamais et est d'une plus grande précision que l'OW31 , trop à la limite . Elle possède un seul amortisseur couché et elle n'a pas d'effet cantilever . Cela permet d'avoir un frein arrière plus efficace . Les empattements sont identiques mais le moteur est plus en arrière de 25 mm . Par contre elle est difficile à mettre au point . L'amortisseur unique De Carbon est efficace mais il faut le régler spécialement pour chaque circuit . Cela demande beaucoup de temps qui pourrait être utilisé à autre chose . Cependant la PEM est une excellente moto et c'est d'ailleurs avec elle que j'ai battu en 1 minute 25 seconde et 8 dixième le record du 3,3 km au Paul Ricard ". | |||||||||||
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Présentation d'Edouard Morena
Edouard Morena , le préparateur de Christian Estrosi et Philippe Coulon en 750 , connaît très bien les Yamaha du point de vue moteur comme du point de vue partie-cycle . Il excelle dans les deux compartiments . Agé de 38 ans , il habite dans une petite villa situé à Golfe Juan au coeur de Côte d'Azur . Dans un atelier , situé derrière la maison , il a fait des miracles avec un minimum de matériel . Morena est au départ un fabricant de partie-cycle . Ses réalisations sont nombreuses et il équipe entre autres Japauto et National Moto . Ses connaissances mécaniques sont également importantes et son stage en Italie à la SAIAD , importateur Italien de Suzuki , lui a permis d'atteindre un excellent niveau de mécanicien et de préparateur . Morena , comme tous les autres mécaniciens , est un grand mystérieux . Chacun sait qu'il effectue énormément de travail sur ses moteurs mais personne et cela est bien compréhensible , ne peut savoir exactement quoi . Mais il n'y a pas 36 solutions pour faire marcher correctement une 750 Yamaha . Les modifications sont généralement connues de tous , mais chacun sait que ce sont les petits secrets qui font parfois les grandes réussites . L'organisation de l'écurie est un peu comparable à celle de toutes les autres . Mais pour des raisons de rationalisation , Morena ne veut travailler que sur un même type de matériel . Il estime , avec raison , qu'il est difficile de tout faire et c'est pourquoi en 1977 , c'est Coulom et deux mécaniciens qui avaient la charge de la préparation des 500 Suzuki . En 1977 , l'écurie possédait 4 machines pour deux pilotes . Les machines se composaient de deux OW31 et deux motos à cadres PEM possédant les mêmes caractéristiques . Selon les circuits , l'une ou l'autre machine était utilisée . Mais après Imola , l'OW31 se révélant plus facile à régler , du point de vue partie-cycle , cette dernière fut utilisée en exclusivité pour les courses . L'autre moto joua le rôle bien utile de mulet . Il est ainsi possible d'essayer diverses modifications sans compromettre la participation à la course . Naturellement , il avait à sa disposition un stock important de pièces lui permettant à la fois d'avoir des pièces neuves au départ de chaque course importante et d'effectuer des modifications sans arrière-pensée .
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Chez les sorciers
Pour clore cet essai de l'OW31 il m'a semblé intéressant de recueillir outre l'avis d'Edouard Morena celui des principaux préparateurs Français d'OW31 . Ce fut donc la tournée des grands ducs . Enfourchant donc mon balai magique j'ai quitté la tanière de l'imperator mécanica de Golfe Juan , retrouvé Maingret Christian le mage de Pont-de-Vaux , Jacky Germain le sorcier de la vache noire et Pierre Fléouter le sage . Comme vous pourrez le constater il n'y a guère de recettes magiques de dévoilées . Cela est bien compréhensible car c'est le petit détail , trouvé le plus souvent par hasard , qui fait la différence . Mais malgré tout ces personnes ont joué la carte de l'honnêteté et on peut les remercier de leur franchise .
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Edouard Morena
Préparation moteur
Goujonnage moteur porté à diamètre 10 mm afin d'éliminer les ruptures . Changement des pignons de pompe à eau et de pompe à huile d'origine par des pignons en bronze . Le système de graissage sous pression de la boîte de vitesses est conservé . Les vilebrequins sont montés et refaits par moi-même . Les roulements à rouleaux d'origine coûteux et fragiles sont remplacés par des Fag à billes autorisant une charge latérale plus importante . La forme de la chambre de combustion a été modifiée . Cela a permis d'augmenter le taux de compression sans risques de détonation . Essais avec des carbus Lectron . Ils permettent de gagner de la puissance en bas mais pas en haut . Ils sont difficiles à régler . Pour plus de sécurité nous sommes revenus aux carbus d'origine réalésés à diamètre 35 mm . Avec ce type de carburateurs nous utilisons des gicleurs allant de 350 à 380 . Cette modification permet d'obtenir plus de puissance à bas régimes et aussi jusqu'à 10000 tr/mn .
Préparation partie-cycle
Il n'y a rien à faire au cadre car il est parfait . Les modifications touchent les détails et l'aménagement et servent aussi à personnaliser les machines de l'écurie . Selle enveloppante style usine . Montage des pots de détente sur silentblocs . Montage de roues Campagnolo . Montage de pinces et disques Brembo mais pas sur toutes les motos . Pneus Michelin .
Ce que j'en pense
L'OW31 est une moto légère et maniable ( Christian Estrosi ). C'est en plus une moto fiable car elle ne nécessite que très peu de réglages , par contre l'accessibilité mécanique n'est pas excellente , c'est la rançon de sa petite taille . C'est un peu le calvaire du mécanicien car il n'est pas possible de sortir les cylindres sans démonter les clapets . La plupart du temps il est plus simple de sortir le moteur du cadre même pour une petite intervention mécanique . Le démontage de la roue arrière est un véritable casse-tête Chinois et je me demande comment les techniciens de chez Yamaha ont pu réaliser quelque chose d'aussi compliqué . C'est pourquoi j'ai réalisé pour 1978 un bras arrière reprenant les cotes d'origine à la fois plus simple et plus léger . Le moteur Yamaha est très solide et les serrages que nous avons pu avoir sont dus à des réglages un peu trop osés . D'une manière générale je change les cylindres souvent car j'ai observé des déformations et des usures importantes . Les segments sont changés toutes les courses alors que pour les pistons la périodicité est plus grande : environ 500 kilomètres . Le vilebrequin quant à lui est changé toutes les deux courses ce qui fait une durée d'environ 800 kilomètres . Il est difficilement possible de faire mieux au niveau du cadre , il manque à la limite de rigidité mais cela ne vaut pas la peine d'en refaire un aux mêmes côtes .
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Pierre Fleouter
Préparation moteur
Je pense qu'il n'y a pas 36 manières de préparer un 750 Yamaha , les modifications concernent surtout les détails . Montage de pignon bronze et remontage de la pompe à huile . L'an passé je l'avais supprimée mais il y avait des ennuis avec le pignon de 6ème . Goujonnage moteur en diamètre 10 mm . Je mesure les hauteurs de bielle , et je fais la métrologie des pièces mais je fais faire mes vilebrequins chez Germain . Après beaucoup d'essais je suis revenu aux cylindres d'origine . Le plus souvent l'augmentation de puissance se fait au détriment de la souplesse . Comme tout le monde j'ai eu des problèmes de détonation . Cela tient à la qualité de l'essence car j'utilisais en 1976 des culasses plus comprimées . Désormais elles sont tournées de 2/10ème de millimètre . Depuis la sortie des nouveaux roulements à billes je n'utilise plus les roulements à billes à cage céleron . Je n'ai jamais essayé les Lectron et nous avons fait toute la saison avec les Mikuni d'origine , les gicleurs utilisés allant de diamètre 280 à 330 . Tout le reste du moteur reste standard .
Préparation partie-cycle
Il est vraiment difficile de faire mieux que la partie-cycle d'origine . Tout est parfait sauf le bras arrière qui sera modifié pour 1978 . La préparation de base consiste au renfort des différentes pattes de fixation ( selle , amortisseur direction , thermo d'eau ). Les pots sont montés souple mais la sangle d'origine est conservée . Suite à différents ennuis de frein nous avons préféré revenir aux pinces ancien modèle . Comme désormais les courses de 200 miles se déroulent en deux manches nous n'utilisons pas de vanne Zénith . Au niveau aménagement pas grand chose , sauf roues Campagnolo .
Ce que j'en pense
Yamaha en sortant l'OW31 a modifié tout ce qui n'allait pas sur la TZ 750 . La moto tient bien la route mais on constate des pertes d'adhérence ( dixit Rigal ) . Le 750 Yamaha a un bon moteur mais c'est de la grande série . On constate en effet des différences assez sensibles entre les pièces . Il faut donc faire une bonne sélection . C'est un moteur fiable . Nous n'avons serré qu'une seule fois et encore à cause d'un carburateur bouché . L'accessibilité est moins bonne que par le passé mais cela est inévitable . Il n'y a pratiquement plus de secret entre les préparateurs . On peut avoir un avantage sur une course mais pas plus . Je me suis toujours efforcé d'avoir de bons moteurs standards allant au terme de la course . Je ne veux pas travailler inconsidérément sans base solide . Et puis la course demeure un compromis temps-finances . Je suis très strict sur le changement des pièces . Je change les vilebrequins tous les 500/600 km . Pour les pistons c'est au moins toutes les courses car il est impossible d'avoir des pistons à la bonne côte . Pour 1978 je vais essayer de gagner un peu de puissance et modifier le bras oscillant arrière pour effectuer des changements de roue rapides .
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Christian Maingret
Préparation moteur
Goujonnage moteur porté à 8 mm puis à 10 mm en cours de saison suite à des ruptures malgré l'utilisation d'Umbraco à 120 kg et utilisation d'écrous de culasse en acier des anciens modèles . Les vilebrequins sont refaits à la Moraco et équilibrés , utilisalion de nouvelles masses procurant plus de serrage au maneton . Utilisation de pignons bronze pour la pompe à eau et la pompe à huile depuis 1974 . Diagramme d'admission modifié , échappement élargi de 2 mm . Grand soin apporté à la métrologie ; exemple : longueur de bielle , hauteur de chambre de combustion . Problème de détonation surtout en Allemagne , remède : culasses décomprimées en les retournant . Essais de carbu Lectron mais abandonnés faute d'avoir tous les éléments . Essais avec moins d'avance mais aucun gain constaté . Utilisation de carburateurs réalésés à diamètre 35,5 mm avec des puits et aiguilles différents . Gicleurs utilisés de diamètre 360 à 400 . Bougies Champion N82 et N84 . J'ai constaté une métrologie défectueuse des carters au niveau de la boite . Les roulements bougaient et faisaient durcir la boîte , problème résolu en montant des pions d'arrêt .
Préparation partie-cycle
Très beau cadre sur lequel il n'y a rien à redire car il ne pèse que 9 kg . Renfort de l'ancrage de l'amortisseur de direction . Position modifiée pour Palomo afin de charger l'avant , utilisation de bracelets avancés . Pour cela le réservoir a été modifié . Prise vanne Zenith à droite et à gauche . Pots montés sur silentblocs . Montage modifié du bras arrière . Utilisation d'une selle enveloppante pour personnaliser . Roues Campagnolo . Freins standards et plaquettes Abex .
Ce que j'en pense
C'est une moto rationnelle et il me semble difficile de faire mieux . Le moteur est solide et puissant et peut être amélioré dans d'importantes proportions . Il est fiable d'une manière générale . C'est relativement pratique de travailler dessus à condition de supprimer les durites inutiles . De toutes façons un moteur n'a pas à être démonté durant les essais . Pour ma part j'ai toujours un moteur d'avance prêt . Nous avons eu à plusieurs reprises des problèmes de liquide de frein , pourtant nous utilisons du 70 R3 . Désormais je le change souvent . Le seul problème consiste dans le démontage de la roue arrière . J'ai étudié un système plus rapide car une course de 200 miles peut se jouer sur un changement de roue . Bénéficiant d'un stock de pièces important je n'hésite pas à changer les pièces souvent . Cela ne m'empêche pas de faire durer les vilebrequins presque 1000 km . Mais les segments et les pistons sont changés toutes les courses . Maintenant , la majorité des machines courant en 750 ont un niveau identique . Elles ont des performances très proches les unes des autres et les différences sont surtout dues au pilotage . Il n'y a pas de recette magique en mécanique . Possédant un banc d'essai j'ai pu chiffrer un certain nombre de transformations . Les gains ne sont jamais spectaculaires . Mais je suis toujours assuré en vérifiant les puissances de ne jamais être déçu . La puissance délivrée par un OW31 standard étant quand même de 110 chevaux à la roue .
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Préparation moteur
Au niveau de la mécanique il n'y a pas de transformations fondamentales . Tous les travaux effectués s'inscrivent dans la logique . Les diagrammes sont cependant modifiés , nous en utilisons deux selon le type de circuit . Le premier joue sur la largeur de l'admission , l'échappement et aussi les transferts . Le second donne un moteur plus pointu mais plus puissant en haut . Il est obtenu en revelant l'échappement . Cela permet aussi de diminuer le taux de compression et de résoudre en partie le problème de la détonation . Les culasses sont tournées car d'une manière générale ce moteur est trop comprimé . Au début nous avons modifié les silencieux mais sans gain apparent . J'utilise des goujons en acier de diamètre 10 mm et je fournis pratiquement tout le monde . Je fais la réfection des vilebrequins moi-même . Utilisation de bougies N84 et N82 Champion et d'huile 20 W 40 dans la boite . Montage d'enrichisseurs par sécurité . Montage de pignons en bronze et pompe à huile conservée . Carburateurs réalésés à diamètre 35,5 mm avec aiguille 6F4 . Gicleurs allant de diamètre 380 à 420 .
Préparation partie-cycle
Le cadre est bon . Il est léger mais aussi fragile au niveau de la colonne de direction . Modification de la hauteur de la moto grâce à une rotule de l'amortisseur rallongée . Cela permet de gagner en garde au sol . Montage des pots sur silentblocs . Disques percés pour gagner du poids . Patte d'amortisseur de direction renforcée . Variation de la pression de l'amortisseur de 30 à 36 kg pour adapter l'amortissement au circuit . Utilisation de roues Campagnolo .
Ce que j'en pense
C'est une très bonne moto surtout si l'on considère d'autres motos client . Travailler sur une Yamaha est un plaisir pour un mécanicien . Il est certain que l'OW31 est moins pratique que la TZ 750 en ce qui concerne l'accessibilité mécanique , mais il ne faut pas se plaindre . De toutes façons l'OW31 est plus vite que l'ancienne mais les pilotes pensent qu'elle décroche facilement de l'arrière . Mais il faut dire que les angles pris par les pilotes sont de plus en plus impressionnants . Des améliorations pourraient être apportées aux suspensions . La fourche de l'OW31 est la même depuis 1974 , l'amortisseur arrière est très bien mais difficilement réglable . Cet hiver nous allons faire des essais avec un nouveau De Carbon . Le démontage de la roue arrière n'est pas pratique . Pour remédier à cet inconvénient j'ai réalisé un nouveau système . Je vais réaliser de nouveaux silencieux en aluminium car ceux d'origine sont beaucoup trop lourds . Chez Sonauto je n'ai pas de problème de pièces , heureusement , car nous avons effectué beaucoup de travail sur les motos surtout à cause des nombreuses chutes . Par sécurité je change les vilebrequins tous les 700/800 kilomètres , par contre je change les segments et les pistons toutes les courses .
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Informations tirées de Moto Revue
Par Christian BOURGEOIS | |||||||||||