La sortie , c'est par là ! La sortie , c'est par là !

Les jeunes années de la moto

Les pionniers

Premiers essais d'hélice sur une motocyclette en 1906 . Le terme motocyclette date de 1897 . Il fut inventé par les frères Werner . Français d'origine Russe , qui avaient monté leur moteur sur la roue avant d'un bicycle , la transmission s'effectuant par courroie . Mais , auparavant , en 1869 , Pierre Michaux avait créé le premier vélocipède à moteur , ancêtre de tous les deux-roues motorisés . Michaux , né à Bar-le-Duc en 1813 , s'était passionné pour la propulsion d'un cycle ressemblant à l'antique draisienne . En 1870 , sur son engin , il tenta la grande aventure : un raid Paris-Saint-Germain , sur 15 kilomètres , réalisé avec la collaboration de l'ingénieur L.-F. Perreaux qui avait conçu un moteur de faible encombrement . Cette mécanique , Perreaux était venu la montrer pour la première fois à Michaux un beau jour de 1869 , très exactement la veille de Noël : ce fut un magnifique cadeau . Ce moteur , un monocylindre à vapeur ( 22 mm d'alésage , 80 mm de course ), possédait une chaudière dont la mise en température était assurée par un gazomètre à alcool . La vapeur , pulsée dans un serpentin , était surchauffée par de nombreux brûleurs . Tous les techniciens modernes qui se sont penchés sur cette réalisation ont été émerveillés de constater à quel point elle était proche dans sa conception générale des machines actuelles à combustion interne . Le vélocipède à moteur de Michaux est aujourd'hui exposé au musée de l'Ile-de-France , à Sceaux , dans la collection de Robert Grandseigne . La roue arrière est motrice , le moteur 1885 : construction par Daimler du premier moteur à quatre temps . 1887 : premier tricycle à moteur deux temps d'Edward Butler . est sous la selle , celle-ci reposant sur un ressort à lame . Le confort reste assez rudimentaire car les roues sont en bois , John Boyd Dunlop n'ayant pas encore introduit sur le marché ses premiers pneumatiques . Avant de retenir quelques grandes dates qui ont marqué l'évolution de la moto , il faut noter quelques curiosités , témoignages de fidélité à la propulsion animale . Songez qu'en 1875 un Français , nommé Huret , eut l'idée saugrenue d'un tricycle baptisé Cynophère . Ses roues postérieures étaient munies de tambours en forme de cages où , tels des écureuils , des chiens s'essoufflaient à faire avancer l'engin . La S.P.A. n'aurait pas apprécié ... Un autre inventeur fit appel au cheval , non pas pour tirer sa carriole mais pour le faire pédaler ! Une pédale sous chaque sabot et fouette cocher !... jusqu'à ce que l'animal rue dans les brancards . Il faut citer aussi , parmi les tentatives datant de la fin du XIXe siècle , celle de l'Américain Lybe qui parcourut 700 mètres à 50 km/h de moyenne . Son moteur à ressort rappelait , en plus gros , celui des jouets mécaniques , à cette différence près qu'il fallait , pour tendre le ressort , des bras d'haltérophile .

Des premières inventions ...

1903 : extrait d'un catalogue Britanique à l'usage des fanatiques de la motocyclette . Cliquez sur l'image pour l'agrandir . 1903 : extrait d'un catalogue Britanique à l'usage des fanatiques de la motocyclette . Cliquez sur l'image pour l'agrandir . 1885 est une date essentielle , celle de la construction par l'Allemand Daimler du premier moteur à quatre temps . Il fut installé , à titre expérimental , dans une partie cycle évoquant la bicyclette de nos enfants avec ses deux roulettes stabilisatrices . Le moteur était un monocylindre de 264 cm3 développant un demi-cheval à 600 tr/mn .

Deux ans plus tard , en 1887 , l'Anglais Butler , construisit le premier tricycle à moteur deux-temps . Cette fois , c'était parti .

1896 . Le colonel Anglais sir H.C.L. Holden réalise un cycle à moteur à pétrole . Le moteur , d'une cylindrée totale supérieure à un litre , possède quatre cylindres mais seulement deux bielles . Les cylindres travaillent deux par deux .

1897 . Apparition du terme motocyclette avec les frères Werner . La même année , le Français Pingault construit un tandem mû par un moteur électrique alimenté par quatre batteries . La transmission secondaire s'effectue par chaîne .

1898 . Le Français René Gillet construit des motos utilitaires et simples , des 750 et des 1000 cm3 qui équiperont longtemps la police et l'armée Françaises .

1899 . Peugeot lance un célèbre bicylindre en V qui , monté sur cadre Norton , remportera en 1907 le premier Tourist Trophy , course Anglaise réputée organisée dans l'Ile de Man .

... aux premières compétitions

1912 : passage à Orléans de l'épreuve Paris-Tours . Concurrent du Tourist Trophy . La compétition , bien sûr , a largement contribué au développement de la moto , c'est donc aux courses et à leur évolution que nous consacrerons la suite de cet historique . En remontant très loin , on se souvient d'une course de 1000 miles ( 1609 km ) organisée en Angleterre en 1900 . La performance est de taille si l'on considère qu'à l'heure actuelle peu d'épreuves dans le monde dépassent cette distance . De 1900 à 1904 , on retrouve la trace de quelques courses ici et là , des parcours de type rallye organisés d'une capitale Européenne à une autre : Paris-Vienne ou Paris-Madrid . Mais c'est en 1904 que naît la première course de vitesse dûment répertoriée , la Coupe internationale des Nations , organisée en France et réunissant trois pilotes de cinq pays différents . Sur leur terrain , les membres de l'équipe Française devaient s'imposer mais leur victoire était ternie par une avalanche de protestations émises par les équipes adverses . Le règlement , par trop compliqué , n'avait satisfait personne . Comme il est plus aisé d'aplanir des difficultés administratives que de préparer une moto de course , cette Coupe internationale des Nations se poursuivit pendant quatre ans avant de sombrer face à la mauvaise humeur des participants . Le règlement , sans cesse modifié , n'était plus assez strict pour assurer le succès de la formule . C'est à cette époque que les Britanniques vont créer cette fameuse épreuve , qui subsiste encore et qui a longtemps été la course de vitesse la plus prestigieuse du monde , le Tourist Trophy . L'histoire de la vitesse en Angleterre a longtemps été l'histoire de la vitesse mondiale tant les machines et les pilotes Britanniques ont dominé les courses pendant une longue période . Performance d'autant plus étonnante que les législateurs Anglais furent les premiers à 1910 : dernières vérifications avant le départ . Caussorgues , sur 500 Monet-Goyon à moteur Mag . introduire des limitations de vitesse pour les véhicules à moteur : moins de 7 km/h jusqu'en 1896 , 20 km/h jusqu'en 1903 , puis 30 km/h . Prudence était déjà mère de sûreté ! Les fanatiques de compétitions se sentaient donc brimés , surtout qu'il était hors de question de lever cette interdiction le temps d'un dimanche après-midi pour organiser une course de motos . Leurs regards se tournèrent alors vers l'Ile de Man , une parcelle de terre Britannique qui défiait les lois du " mainland " ( la grande île ); là-bas , les pubs étaient ouverts toute la journée , les ivrognes heureux et la limitation de vitesse totalement inconnue . On prendrait donc quelques kilomètres du réseau routier de l'île pour former une piste et organiser le premier Tourist Trophy , en mai 1907 . De parcours invraisemblables en mini-courses organisées sans aucune corrélation entre elles , les motos de course évoluent . Les plus fous construisent des monstres et l'on s'éloigne de plus en plus des bicyclettes à moteur qu'étaient les premières machines . Maurice Fournier , un Français , fut le spécialiste de ces monstres : en 1903 il conduisait un monocylindre de plus de deux litres de cylindrée , d'une puissance de 22 ch . Pour affronter un dénommé Rigal au parc des Princes , en juillet de la même année , il utilisa une moto équipée d'un moteur Clément à quatre cylindres en V . Cette machine mesurait plus de deux mètres ! La Première Guerre mondiale mit fin pour un temps à ces excentricités . La moto , devenue militaire , n'eut alors plus le temps de s'amuser à courir ...

Les ancêtres

Stanley Woods , un des meilleurs pilotes de tous les temps , sur sa célèbre Norton dessinée par l'ingénieur Craig . Le retour au calme après 1918 marque aussitôt la reprise de la compétition ; les courses de vitesse reviennent , mieux organisées cette fois et prêtes à fournir au public spectacle et sensations fortes . Le deuxième Grand Prix de France , organisé en 1920 , marque le début d'une ère de compétitions dominée par les Britanniques ; peu à peu , les Grands Prix s'organisent aux quatre coins de l'Europe , constituant un championnat à part entière . Il n'y aura jamais plus de huit à dix Grands Prix par année , à raison d'un seul par pays . Le Grand Prix représente la course suprême , l'événement le plus prestigieux d'une saison de vitesse internationale dans un pays . Seuls y participent les meilleurs pilotes , sélectionnés de façon rigoureuse . Lorsque l'on consulte le tableau d'honneur des courses de l'entre-deux-guerres , pilotes et machines Britanniques se taillent la part du lion . L'industrie Anglaise est forte , elle a été moins touchée par les destructions que ses rivales continentales . Les grandes marques de motos Anglaises foisonnent ; elles sont autant de noms légendaires dans le milieu de la course : Sunbeam , A.J.S. , Rudge , Velocette et surtout Norton . Les pilotes Britanniques sont également nombreux et prestigieux : Stanley Woods , Alec Bennett , Jimmy Simson , Freddie Frith , Jimmy Guthrie ou Harold Daniel . Il faut dire qu'ils possèdent une double chance : tout de suite après la guerre , les machines dans leur pays sont nombreuses et compétitives . Et puis , il y a le Tourist Trophy , cette épreuve que les usines veulent à tout prix remporter et à laquelle les pilotes pensent sans cesse . Le circuit du T.T. a été changé plusieurs fois , mais à partir de 1912 un long tracé de 37 miles et demi ( environ 61 km ) est emprunté par les grosses cylindrées . C'est le légendaire Mountain Circuit , encore utilisé aujourd'hui . Les difficultés du Tourist Trophy sont difficilement concevables ; c'est un enfer de routes non goudronnées , ce qui signifie poussière lorsqu'il fait beau , boue lorsqu'il pleut , et surtout dangereuses projections de pierres . Les pilotes s'affrontent sur des distances variant de trois à quatre cents kilomètres . Selon les catégories , les pistes continentales ne sont pas 1924 : victoire pour BMW qui domina longtemps la compétiton . mieux loties en ce qui concerne leur surface , mais les courses ne s'y déroulent pas sur des distances aussi longues . A l'habileté et aux dons de pilotage il faut joindre l'endurance et la résistance physique . Voilà qui explique en partie la supériorité des pilotes Britanniques dans l'entre-deux-guerres , et surtout le prestige du T.T. qui n'a guère de peine à passer pour la plus grande course du monde . Malgré leur supériorité , les Britanniques n'avaient pas toujours la partie belle : le continent recelait de redoutables pilotes . En France , Georges Monneret se rendit célèbre par ses exploits qui lui valurent le surnom de " Jojo la moto ". A côté de lui on trouvait des hommes comme Boetsch , Coulon , Raas , Sourdeau , tous membres de l'équipe de France . En Allemagne Kluger , Klaus et Renne , Lorenzetti en Italie pouvaient également prétendre à la victoire face aux Britanniques . Les industries continentales avaient su réagir : qui ne se souvient de Monet-Goyon , Terrot , Koehler-Escoffier qui furent les machines de nos grands-pères . Pour mieux imaginer ce qu'étaient les courses de vitesse dans les années 20 ou 30 , laissons parler l'un de ces pilotes qui fit partie de l'équipe de France à plusieurs reprises :
" A l'heure actuelle , les gens qui assistent à une course de motos , ou même qui regardent une machine de route moderne , ne peuvent concevoir ce qu'étaient les motos que nous devions piloter . A l'époque , une moto était construite au petit bonheur la chance , on plaçait le moteur où l'on pouvait sur le cadre , sans vraiment calculer la répartition des masses . Résultats , les machines étaient trop lourdes de l'avant ou de l'arrière , ce qui pouvait occasionner dans les deux cas des guidonnages violents , fatals à bon nombre d'entre nous . Les accessoires , étaient primaires : la qualité des pneumatiques laissait à désirer et , de toute façon , l'état des routes multipliait les difficultés . L'accessoire le plus important sur une moto de course , le frein , était aussi le plus imparfait . Nos tambours chauffaient très vite et , après quelques tours de piste , avaient perdu toute efficacité . A l'arrivée , il n'y avait pratiquement jamais une machine dont les freins étaient encore en état de fonctionner normalement . Cette remarque peut s'appliquer aux automobiles , qui couraient dans des conditions aussi précaires , mais au moins elles possédaient quatre roues !" 1920 : la chaise moto Allemande Golem ( elle atteignait 38,4 km/h ). En bas : l'ancêtre du scooter , le Skootamota , date de 1912 ( 1,5 ch , 40 kg , 30 km/h ). Mauvais freins , mauvais pneumatiques , absence virtuelle de suspensions , voilà qui compliquait en effet singulièrement les choses . Car si les parties cycles laissaient à désirer , les moteurs , eux , ne cessaient de gagner en puissance . Après les moteurs à soupapes latérales apparurent les moteurs à soupapes culbutées , puis les moteurs à arbre à cames en tête , puis les moteurs à double arbre à cames en tête . Au-delà de la barbarie des termes pour le profane , la succession de ces techniques a permis d'augmenter sans cesse le régime du moteur , donc sa puissance . L'un des ingénieurs qui a le plus marqué cette époque est Joe Craig , la tête pensante de Norton , qui mit au point les moteurs à A.C.T. puis à double A.C.T. : si les Norton ont remporté tant de courses dans le monde entier , c'est à lui qu'elles le doivent . En dépit de diverses tentatives , Norton brilla toujours en course avec des monocylindres , ses moteurs à deux ou quatre cylindres ne furent pas aussi compétitifs . L'escalade au nombre de cylindres avait commencé très tôt ; elle s'est poursuivie sans cesse pour atteindre son apogée beaucoup plus tard , après 1960 . A partir de 1935 , l'Angleterre apprend qu'il va falloir compter avec les pays continentaux : l'Italie et l'Allemagne fourbissent leurs armes en vue des compétitions à venir . En utilisant des compresseurs , on parvient à tirer des puissances phénoménales des moteurs . L'arrivée , de l'Allemagne au sommet de la compétition n'est pas un hasard . Désireux de voir triompher son pays sur tous les fronts , Hitler encourage ses usines et ses pilotes . D.K.W. , N.S.U. et B.M.W. , principalement , vont essayer de briser le monopole Britannique ; ils y parviendront . Dans leur implacable logique , les dirigeants nazis décident de construire un circuit dont les difficultés durciraient le courage et la détermination des pilotes . C'est ainsi qu'est construit le Nurburgring , dans les monts de l'Eifel , circuit de 22 kilomètres de long qui aujourd'hui encore compte parmi les plus durs du monde , tant pour les motos que pour les voitures . La victoire de B.M.W. , qui prit les deux premières places en 500 cm3 au Tourist Trophy en juin 1939 , fut la dernière performance des machines Allemandes avant la Seconde Guerre mondiale . Quatre mois plus tard , l'Allemagne et l'Europe allaient avoir d'autres préoccupations que les courses de vitesse ...

L'évolution de la technique

( En haut ) La 1000 Koehler-Escoffier ( 1930 ), avec son moteur à deux cylindres en V à arbre à cames en tête et ses quatre tubes d'échappement , fut la plus prestigieuse des motos Françaises . Fabriquée seulement à une quinzaine d'exemplaires , on en connaît actuellement trois . ( En bas ) BMW , firme Munichoise , fut l'une des toutes premières à installer des compresseurs sur ses modèles de compétition . A ce titre , la 750 cm3 de Henne ( 1930 ) fut la première moto de record , d'une technique véritablement moderne . Elle détint d'ailleurs à plusieurs reprises le record du monde de vitesse .

Les Grands Prix reprennent en 1949 , mais cette fois ils vont compter pour un véritable championnat du monde de vitesse , avec attribution de deux titres dans chaque catégorie : un pour les pilotes , l'autre pour les constructeurs .

De 1950 à 1960 , les marques Italiennes ( Guzzi , Gilera , Mondial , MV Agusta) dominent largement et la seule consolation pour les Britanniques est de fournir encore les meilleurs pilotes . De son côté , l'industrie Allemande commence à se redresser , avec N.S.U. d'abord puis B.M.W. , qui à partir de 1954 établit un véritable monopole sur la catégorie très particulière des side-cars . La concurrence Italienne est de plus en plus vive , à tel point que chaque usine entretient une équipe comprenant sept ou huit mécaniciens . Les budgets se mettent alors à gonfler démesurément , jusqu'à ce que les responsables en viennent à se demander si tous ces efforts ont vraiment des répercussions publicitaires à la hauteur des moyens mis en oeuvre . En 1959 , les constructeurs Italiens décident d'interrompre cette escalade ; ils se retirent des circuits , à l'exception de MV . C'est alors que les Japonais entrent en scène avec Honda , qui à partir de 1961 va remporter titre sur titre . Les autres constructeurs nippons suivent le mouvement , Suzuki et Yamaha se mêlant à la bagarre . Le quatre-temps règne en maître , mais le deux-temps va prendre le relais ... Le championnat du monde a désormais une importance considérable . Les firmes s'arrachent les meilleurs pilotes à coups de contrats . En 1967 Honda annonce son retrait , qui fait craindre un ralentissement de l'activité des autres usines ; il n'en est rien puisque , même sans participation officielle , les grandes marques continuent de fournir des machines privées . Et aujourd'hui encore , dix ans après , alors que Yamaha , Suzuki et les autres viennent une fois de plus d'annoncer la disparition de leur équipe d'usine , ces marques brillent toujours en tête des palmarès . En vérité , la diffusion d'une marque ne peut pas se passer de l'éclat des grandes victoires ...

Des pilotes et des marques aux noms légendaires

Georges Monneret et son fils Pierre . Pourquoi dire l'âge exact de Georges Monneret ? Il a plus de soixante ans , c'est vrai , mais il démontre encore une vitalité et une joie de vivre exceptionnelles . Il faut le voir , dans son école de pilotage de l'île de Puteaux , conseiller les jeunes et leur montrer l'exemple d'une belle trajectoire . " Jojo ", comme l'appellent ses amis , a consacré toute sa vie à la moto ; détenteur de 187 records mondiaux , il a su faire pénétrer ce sport dans le grand public , s'illustrant par des exploits spectaculaires . Il n'y a pas si longtemps encore , avant que Michel Rougerie et Patrick Pons ne viennent s'imposer , un sondage a démontré que Georges Monneret restait le motocycliste le plus connu . Il faut dire , qu'avec ses deux fils , Pierre et Jean , il n'avait rien négligé pour soigner son image . Tous les journalistes sont ses amis , il sait vivre en dehors des circuits avec cette bonne humeur , ce sens de l'amitié qui le caractérise , et il n'est pas jeune pilote qui n'ait pour lui la plus grande admiration . Son dernier fils , Philippe , lui succédera bientôt sur les circuits .

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Extrait du livre : Joies de la moto . De Patrick Chapuis .
Cet ouvrage a été élaboré dans le cadre des éditions Hachette Réalités . 1976 - Librairie Hachette