La sortie , c'est par là ! La sortie , c'est par là !

Benelli Motobécane

Benelli Motobécane . Bol d'Or - J moins 1

L'habillage est en plastique Kevlar plus résistant que le polyester et surtout beaucoup plus léger . Toute la partie plastique ne pèse que 3,5 kg . La moto complète accuse seulement 175 kg à sec . Oui à la France qui ose . A croire que ce slogan publitico-politique fait des émules . Motobécane , une marque bien d'cheux nous a osé , et pas qu'un peu , en finançant la réalisation d'une machine disons-le révolutionnaire et qui sera le clou technique du prochain Bol d'Or . Il était une fois ... un directeur du département moto chez Motobécane , Denis Bachole pour le citer , qui n'a pas de pétrole dans son jardin mais plein d'idées dans sa tête . Son problème : vendre des Benelli 6 jusqu'alors boudées par le motard Français ( les Guzzi , elles se vendent mieux ) . Sa solution : promouvoir ce modèle par la compétition . Après avoir obtenu le feu vert de son patron Jean-Marie Birbeau , l'ami Bachole s'est mis à la recherche d'un préparateur de génie capable de concocter une machine à défrayer la chronique ... et bien sûr susceptible de figurer au palmarès du Bol 1977 . Etrange bête dont les yeux seraient les deux phares de 100 W . Le maître d'oeuvre de la Benelli-Motobécane sera Philippe Moc , bien connu pour ses réalisations d'engins de records . Moc travaille avec une équipe on ne peut plus sérieuse et qui a déjà participé , entre autre , à la réalisation de la F1 Renault . Là s'arrête le lien de parenté avec la grande marque automobile . La mise en chantier de la R 900/77, nom de code de la machine , débutera en mars et durant six mois , une équipe de sept techniciens travaillera d'arrache-pied sept jours sur sept . Le proto R 900/77, il y en aura deux au Bol , a fait ses premiers tours de roue le 30 août donc , grosso modo , 15 jours avant le Bol . Un lourd handicap car il reste bien peu de temps pour parfaire la mise au point . Malgré tout , la Benelli-Motobécane a d'autres ambitions que d'être seulement une curiosité technique . La puissance du moteur a volontairement été limitée au profit de la fiabilité . Le principal objectif étant de terminer les 24 heures ... et d'en retirer un maximum d'enseignement pour l'an prochain . La R 900/77 s'inscrit dans un plan à longue échéance et qui en final devrait voir une machine entièrement Française participer aux courses d'endurance . On murmure que Renault travaille déjà sur différents types de moteurs susceptibles d'équiper une moto ...


L'unique amortisseur est Koni de F1 . Le bras oscillant ancré sur le dessus de la coque est en tôle d'acier 15 CD V6 . Il est cloisonné pour en augmenter la rigidité et articulé sur des rotules . Les deux bras ce rejoigne en un du côté gauche de la machine . L'unique amortisseur est Koni de F1 . La chaîne une JPX de 12/7 un tendeur dont vous apercevez la roulette , façon roulette de pâtissier , sous le bras oscillant . Notez encore la longue trianglerie du sélecteur de vitesses et les durites de frein type aviation .


Le châssis de la R 9OO/77 est du type coque auto porteur . Il pèse 7 kg y compris le bras oscillant . Le moteur est porté par le réservoir d'essence . Le dessinateur de cette coque est Guilpin ( 23 ans ) et la réalisation est l'oeuvre de Bob Foster , un Anglais qui a déjà travaillé chez Mac Laren , Bonnier et Ligier . Cliquez sur l'image pour l'agrandir . Le châssis de la R 9OO/77 est du type coque auto porteur . Il pèse 7 kg y compris le bras oscillant . Le moteur est porté par le réservoir d'essence . Le dessinateur de cette coque est Guilpin ( 23 ans ) et la réalisation est l'oeuvre de Bob Foster , un Anglais qui a déjà travaillé chez Mac Laren , Bonnier et Ligier . Cliquez sur l'image pour l'agrandir . Le châssis de la R 9OO/77 est du type coque auto porteur . Il pèse 7 kg y compris le bras oscillant . Le moteur est porté par le réservoir d'essence . Le dessinateur de cette coque est Guilpin ( 23 ans ) et la réalisation est l'oeuvre de Bob Foster , un Anglais qui a déjà travaillé chez Mac Laren , Bonnier et Ligier . Le réservoir coque d'une capacité de 24 litres comporte trois cloisons et est fait en tôle d'aluminium 2002 riveté et soudé . Le treillis supérieur en tube d'acier 24 CD 4 est boulonné sur le moteur . La fourche est une Ceriani et les T de fourche sont des Marzochi . Sur cette photo , on voit encore l'alternateur entrainé par une courroie crantée et sous l'alternateur la double pompe à huile ( deux pompes trochoïdes de Benelli 6 accouplées ) qui graisse sous pression le moteur et la boîte de vitesse . La capacité d'huile est de 4 litres .


Le moteur est donc un 6 cylindres Benelli quelque peu retravaillé par Alain Rageot . Sa cylindrée est portée à 890 cc . Cliquez sur l'image pour l'agrandir . Le moteur est donc un 6 cylindres Benelli quelque peu retravaillé par Alain Rageot . Sa cylindrée est portée à 890 cc . Cliquez sur l'image pour l'agrandir . Le moteur est donc un 6 cylindres Benelli quelque peu retravaillé par Alain Rageot . Sa cylindrée est portée à 890 cc . La culasse a vu ses passages d'admission et d'échappement augmentés . Les piston sont compressés à 9,5 à 1 , les bielles polies , le vilebrequin rééquilibré . La puissance de 76 Ch à 9000 tr/mn à l'origine passe à 85 Ch à 9500 tr/mn en sortie de boîte . Le couple se situe environ à 8500 tr/mn . Les moteurs des deux motos ont été rodés sur la route durant 2500 km . L'allumage de fabrication Moc est électronique avec distributeur en bout d'ACT . Enfin notez le remplissage du réservoir d'essence par système Zenith . Bien qu'il semble haut perché le moteur est surélevé de 5 cm par rapport à celui de série .


Vue arrière . Vue d'arrière , on s'aperçoit que les échappements débouchent presque sur les pieds des pilotes qui ont déjà noté un doux réchauffement au bout de quelques tours . Devront-ils prévoir des bottes en amiante ?


Facile à balancer mais la position est à revoir . Premiers tours de roue pour la R 900/77 avec au guidon Thierry Espie qui fera équipe pour le Bol avec Michel Baloche . L'autre équipage sera composé de Raphaël de Montremy et Denis Boulom . Vous êtes certainement curieux d'entendre le doux bruit de cette six pattes et bien c'est joli sans être aussi musical qu'un 6 dans 1 . Première impression des pilotes : facile à balancer mais la position est à revoir


La roue arrière peut être démontée en six secondes avec un outil pneumatique . Les roues de 18 pouces pleines sont en alu repoussé . Elles pèsent environ 20 % de moins qu'une roue conventionnelle . La roue arrière peut être démontée en six secondes avec un outil pneumatique . C'est du travail de F1 . La roue avant est un peu plus longue à démonter : douze secondes . Les freins , deux disques à l'avant un à l'arrière sont des Brembo


Le petit cône inversé en premier plan est le remplissage d'huile . L'embrayage à sec est un 750 Yamaha TZ modifié . La boite de vitesses a entièrement été refaite avec un autre étagement bien sûr mais aussi d'autres pignons ( plus solide en acier 25 CD4 ) et un nouvel arbre primaire . Le petit cône inversé en premier plan est le remplissage d'huile


Les échappements . Les échappements , impressionnant noeud de vipère , ou spagetti à la Française ou droit sont l'oeuvre de M.Chabor qui travaille de coutume sur les moteurs F1 . Ils ont tous une longueur de 1,52 m soit en tout 9,12 m de tube . Le diamètre des tubes va en s'élargissant vers la sortie .


Vue de dessus de la bête . Vue de dessus de la bête est un joyeux fouilli de tubes , durites et câbles électriques . Le bidon rond et noir est un petit réservoir d'où l'essence s'écoule par gravitation vers les carbu après avoir été pompé par une pompe à essence logée sous le moteur . Les six carburateurs sont des Dell Orto de 25 mm de diamàtre à 26 . Le palonnier est une fabrication Moc .


Haut de Page
Informations tirées de Moto Journal N° 328 . Par Christian Lacombe