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Nous avons successivement étudié les avantages du carénage au plan théorique et démontré l'intérêt de pouvoir disposer d'une soufflerie pour améliorer le SCX d'un carénage donné , que ce soit sur une machine de compétition ( Suzuki RG 500 de Franck Gross ) ou de grand tourisme ( Kawasaki 1300 King's ). Puis , délaissant la théorie et les essais statiques , nous avons fait l'essai de la 1300 King's afin de déterminer les avantages et les inconvénients de cet équipement au plan des performances , de la protection et du comportement général . |
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Enfin , nous avons rapidement passé en revue les types de carénage proposés à l'heure actuelle que ce soit en première monte ou en option avec une conception relevant de l'école Européenne ou Américaine . Dans tous les cas , ces carénages se montent sur des machines classiques dont ils ne modifient ni la conception ni l'allure extérieure ( du moins avant d'être montés ) . Par contre , nous avons émis l'hypothèse qu'un carénage étudié comme un composant à part entière pourrait remettre en question la conception de la moto . De quelle manière ? ce sera l'objet de cette sixième et dernière partie consacrée au carénage . |
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On peut concevoir un véhicule à deux roues caréné ( ou carrossé ) en utilisant les techniques tout à fait particulières et adaptées au produit recherché . Ce fut le cas pour les scooters ou , si l'on remonte à l'époque héroïque de la moto , pour le célèbre mer-à-car présenté au Salon de ... 1922 . Le Monotrace , conçu en 1923 est allé plus loin dans ce domaine : carrosserie avec portes , stabilisateurs latéraux , volant ou guidon selon les variantes ; difficile de faire mieux à moins de rajouter deux roues et de réinventer l'automobile . Sans aller jusqu'à ces extrêmes , on peut , en partant d'une moto classique concevoir un carénage comme un élément de construction et non comme un équipement ajouté , ce qui permet de modifier l'implantation d'un certain nombre d'accessoires . |
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A titre d'exemple nous avons fait réaliser par J. Vivant une machine faisant appel à cette conception . Les lecteurs perspicaces remarqueront bien vite qu'il s'agit d'un bitza à base de BMW RS et de Honda Gold Wing . En effet , pour une machine de ce type , un flat twin ou un flat four est intéressant , étant donné la faible hauteur du groupe moto propulseur . Tout comme la Honda Gold Wing , le réservoir d'essence se trouve sous la selle avec un prolongement vers l'avant ( au-dessus du moteur ) afin d'obtenir une capacité importante de l'ordre de 25/27 litres . |
Le cadre classique est remplacé par un châssis tubulaire ou mieux en tôle emboutie , le moteur étant suspendu , au besoin à l'aide d'un double berceau amovible . Ce châssis est plus large qu'un cadre classique , en fait sa largeur est pratiquement égale à la largeur hors tout du véhicule ( à l'épaisseur des flancs près ). Le carénage est réalisé en plusieurs parties toutes fixées au châssis et facilement remplaçables ( comme les ailes d'une DS19 par exemple ). La partie arrière qui comporte la selle , le dosseret et les flancs , est réalisée d'une seule pièce et sa dépose est instantanée . Un connecteur multi broches sur la face arrière du coffre central permet de raccorder l'équipement électrique limité au bloc feu arrière , éclaireur de plaque avec feux clignotants incorporés . Le coffre central permet de loger deux casques intégraux et deux combinaisons pluie légères ou l'équivalent en bagages . | |
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Les cartouches de filtre à air sont logées dans les caissons latéraux au-dessus des cylindres . La batterie est logée à la partie supérieure du caisson droit , directement accessible pour toutes les opérations de contrôle et d'entretien . Le compartiment supérieur du caisson gauche reçoit le vase d'expansion du circuit de refroidissement ainsi qu'un bidon d'huile d'un litre . L'ensemble de l'appareillage électrique est logé dans la tête de fourche , les composants étant montés sur des modules enfichables . De même l'ensemble du tableau de bord est constitué par un module " cassette " enfichable dans la console , les connexions étant automatiquement asssurées par la face arrière de la dite cassette . Avantages : groupage des composants , suppression du faisceau électrique classique , une seule ligne alimentant le bloc arrière . |
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Utilisation de modules enfichables évitant tous risques de mauvaises connexions , utilisation de circuits imprimés etc ... Le système d'échappement est invisible , les sorties débouchent de part et d'autre de la plaque minéralogique : dépose de la roue arrière simplifiée , pas de problèmes de garde au sol ; le pot d'échappement est logé sous le moteur . Les repose-pieds sont remplacés par des marche-pieds à deux niveaux . La béquille centrale est logée dans la partie inférieure arrière des marche-pieds , elle se termine par de larges patins qui assurent une bonne assise même sur sols meubles , d'autant plus que l'écartement des points d'appui est bien supérieur à celui d'une béquille classique . La mise sur béquille est commandée par un levier à course linéaire et ce sans aucun effort ; de ce fait , la béquille latérale est superflue . Le guidon est constitué par une pièce centrale moulée avec , aux extrêmités , des inserts tubulaires recevant poignées et leviers classiques . Cette pièce centrale évidée permet de loger aisément les faisceaux alimentant les commodos intégrés . |