La sortie , c'est par là ! La sortie , c'est par là !

La révolution signée Fournalès

La révolution technique est pour aujourd'hui

Il s'agit de la première machine et elle constitue avant tout la Moto Laboratoire . Trialiste et amateur de tout terrain en général , la révolution technique est pour aujourd'hui . Et Jean-Pierre Fournalès le prouve ... Cadre treillis à tubes droits , bras oscillant mono-branche avec articulation au niveau du pignon de sortie de boîte , moteur suspendu qui contribue à la rigidité de l'ensemble , articulation avant par deux rotules en lieu et place de la colonne de direction , 70 kg en ordre de marche . Depuis l'avénement du deux temps , jamais le trial n'a connu pareille révolution . Et les projets ultérieurs ne manque pas ! En la comparant au cross , la technique trial vit à l'âge préhistorique . Pas de cantilever parce que Mick Andrews a dit en 1976 que la Yam usine était difficile à régler . Pas de 350 cm3 ultra-légère parce qu'Yrjo Vesterinen a dit en 1975 que le proto " fromage de gruyère " de l'Autrichien Walter Luft manquait de stabilité . Pas d'admission par clapets sur les Européennes parce que c'est irréalisable pour certains ou trop cher pour d'autres . Pas de cadre-poutre ou cadre-coque : c'est trop rigide , paraît-il . Et puis les jugements des constructeurs spécialisés tombent tels des couperets : selon eux , la clientèle n'est pas prête pour accueillir une machine originale à 100 % . A entendre pareils critères , on a parfois l'impression que les usines prennent le trialiste moyen pour un demeuré . C'est vrai que le trial est , tant sur le plan technique que pilotage , une histoire d'expérience , une question d'évolution . Mais à ce régime-là , il faut bien avouer que nos bonnes bêtes de trial ne vont pas tarder à ressembler aux ancêtres de musées . Avis strictement personnel : le marché n'attend-il justement pas le changement total ? Non , pas le replâtrage habituel , pas le " je te me rajoute 1 cm par-là , pour t'enlever 0,5 cm par-çi ". A l'heure où les Japonais basent leurs ventes sur la sortie de nouveaux modèles en masse , innovant si possible sur le plan technique , il serait peut-être temps de considérer à nouveau ou de considérer tout court ... le marketing du trial . A quelques prototypes d'usine ou réalisations très personnelles près , que diable concrétise de manière frappante l'évolution de la technique trial depuis la sortie de la première Bultaco Sherpa en 1966 ?

La moto laboratoire

Jean-Pierre Fournalès , blouse blanche , avec Jacques Maggiori de Sud Radio . Aujourd'hui cependant , il y a du changement dans l'air ... Car depuis le jeudi 18 mars , 23 heures , le proto de Jean-Pierre Fournalès tourne . Et roule . Bien-sûr , les projets ne datent pas de cette année . Mais très occupé par la mise au point , la construction et la vente de ses amortisseurs , Jean-Pierre a dû travailler la nuit ... Les nuits , serait-on tenté de dire . Et puis de l'idée à la réalisation , il y a , vous vous en doutez , une sacrée marche de championnat du monde ! Nous avons eu la chance d'assister au premier montage des éléments de ce proto qui est en fait une moto " laboratoire ", dans la mesure où plusieurs caractéristiques peuvent être modifiées surtout au niveau des dimensions tels empattement , chasse , etc ... de manière à effectuer tous les essais sur le terrain . A ce propos , signalons que la première sortie officielle de ce proto était prévue pour la manche Française de la Gaude . Mais la machine ayant été terminée dans la nuit du jeudi précédent l'épreuve , il a été , à juste raison , jugé plus sage de différer quelque peu cette expérience . Aussi les spectateurs du trial de Massais ont-ils eu la chance de voir les premiers tours de roue de la bête , qui sera confiée cette saison à Pierre Cauquil . Voilà d'ailleurs pourquoi Pierre pilotait à la Gaude une Aprilia empruntée à un copain ... Rappelons que Pierre a pour ainsi dire été le seul pilote capable d'inquiéter Thierry Michaud l'an dernier chez les Séniors 1 , championnat qu'il termina en seconde position pour se retrouver cette année parmi les Inters . C'est au sud de Toulouse que se situe le repère de Jean-Pierre Fournalès . Au sein d'une énorme usine de bâtiments préfabriqués , Guiraudie et Auffère , Jean-Pierre s'est organisé un atelier au fond de la salle où l'on monte les amortisseurs . " Mon associé est avant-tout un passionné ", explique Jean-Pierre dont le souci principal est la recherche . Disposées les unes à côté des autres , toutes les pièces du nouveau puzzle qu'est le prototype . " Ce qui est important , c'est de parler avant tout de la structure du châssis . C'est une structure triangulée en treillis , avec moteur suspendu . Le moteur lui-même est structural : il participe à la rigidité du châssis . Et j'ai profité d'une idée ancienne pour monter le bras oscillant sur le pignon de sortie de boite . Une seule branche pour le bras oscillant et la roue est en porte à faux à l'arrière . Le fait d'avoir une seule branche m'a permis de monter l'amortisseur unique sur l'avant de la roue . L'amortisseur lui-même est également en porte à faux , de manière à annuler une partie de la torsion provoquée par la roue arrière . Evidemment , l'amortisseur est pneumatique ( sans ressort ) et permet tous les réglages que l'on veut . De plus , il demeure très accessible . D'autre part , le bras oscillant étant très long , puisqu'il est monté sur le pignon de sortie de boîte , cela doit offrir une adhérence qui n'a vraiment rien à voir avec une moto traditionnelle . Mais la principale originalité de cette moto , c'est qu'elle a été entièrement repensée ; il ne s'agit donc plus d'une machine modifiée . Car lorsqu'on part de quelque chose qui existe déjà , on ne peut pas garantir les qualités des modifications . C'est le problème des gens qui testent une idée très intéressante à partir d'un matériel connu et classique ". Dans le domaine du trial , la cadre treillis est original et offre plusieurs avantages : " Le châssis étant triangulé , on a des tubes qui ne travaillent que selon un effort normal , c'est-à-dire en traction et compression pures , suivant leur axe . Etant donné qu'il n'y a pas de flexion dans les tubes , on peut utiliser des aciers tout à fait banaux . Ici , j'ai utilisé de l'A-37 , c'est vraiment un acier bas de gamme . Le châssis faisant 1,2 kg ... Là aussi , c'est la fin du mythe des aciers spéciaux genre chrome moly et compagnie . Quand on fait des études sur la résistance des matériaux , l'utilisation d'aciers spéciaux pour les cadres veut dire en clair : Voilà , il ne m'a pas été possible de concevoir une structure qui soit capable de transmettre et de supporter des efforts correctement ! Le châssis en titane , j'en rigole : pour gagner du poids et uniquement pour cette raison , c'est débile . Une bonne structure n'a pas besoin d'aciers spéciaux . Sauf en aviation où l'on est forcé d'affiner , de peaufiner , en travaillant vraiment au meilleur rapport poids/rigidité . Pour mon cadre , on peut même envisager le collage des tubes . Quand tu as des tubes droits , tu as des épines qui constituent les points nodaux du châssis là où les tubes du cadre se rencontrent . A ces points-là , tu peux faire des pièces matricées et maintenir le tout par collage . Actuellement , le collage est extrêmement utilisé en aéronautique et cela se développe de plus en plus . J'ai aussi essayé de réaliser une nouveauté qui puisse adopter les techniques futuristes de la fabrication en série ". Mais les questions d'ordre pratique n'ont pas été négligées pour autant . Tout le monde connait le problème de l'étanchétité des freins ou du démontage de la roue arrière , pas vrai ? " Sur ma moto , le système de frein arrière est directement monté sur le bras . Et quand tu démontes la roue , tout le système de freinage reste en place . Il est vrai qu'ici , la chaine ne reste pas en place . Mais à mes yeux , la chaine est une étape tout à fait transitoire ". On en parlera plus loin dans les projets ... Mais voyons encore la technique de l'avant : " La fourche avant bénéficiera de la même structure que mes amortisseurs . Il y aura un corps de guidage , un corps vissé dessus et la chambre avant qui supportera l'axe de la roue avant . C'est exactement le principe des amortisseurs pneumatiques de ma fabrication , mais en un peu plus long ...
Principale orginalité : des systèmes de laminage différents en fonction de la course ; très important pour une fourche . Sur cette fourche sera monté un moyeu de frein où les deux machoires seront poussées , la technique du double-cames , et où les commandes seront intérieures au moyeu . On ne verra ni le levier , ni le câble ...
Autre particularité : une auto-régulation du couple de freinage sur chacune des mâchoires . C'est-à-dire qu'un même effort de freinage sera introduit sur les deux mâchoires puisque le câble viendra s'appuyer sur la première commande qui elle-même viendra tirer sur la seconde . Double cames plus étanchéité égale effort moindre au levier ... Car ces freins sont étanches . Déjà chez Bultaco il y a trois ans , nous avions essayé des tambours avec joints toriques . Ces études ajoutées à mes recherches d'étanchéité sur mes amortisseurs m'ont permis de faire le point dans ce domaine ... Pour l'étanchéité d'un moyeu , il faut des joints qui n'introduisent pas de frottement , qui puissent être changés fréquemment because usure , qui soient faciles à monter . Bref , il faut un joint spi . Par contre , il faut veiller au problème de l'humidité dans le moyeu . Même s'il est étanche , une condensation se crée , suite aux différences de températures , dans un moyeu . Il faut donc une mise à l'air libre , genre reniflard ".

Des projets pour demain : plein la tête

Ce premier prototype rassemble une série impressionnante de techniques originales , ou du moins jamais appliquées dans leur intégralité . Mais n'allez pas croire pour autant que Jean-Pierre Fournalès va maintenant dormir l'esprit tranquille . Cet ingénieur d'université qui a contribué aux études de résistance de certains composants du Concorde a plus d'une corde à son arc . Et avant même d'avoir terminé cette première réalisation , Jean-Pierre nous confiait ses projets pour demain . " Pour moi , la chaîne , c'est une étape tout à fait transitoire . Mon objectif , ce n'est pas du tout d'avoir une moto à transmission par chaîne . Dans trois ou quatre mois , j'aurai une moto de trial avec une transmission par arbre directement montée à l'intérieur du bras oscillant . Celui-ci sera très semblable au modèle actuel , mais il deviendra forcément rectiligne . Plus de problèmes de tension , de lubrification , d'usure ou de remplacement de chaîne ... C'est le système que j'appliquerai à toutes mes motos , car j'ai l'intention de faire une machine de cross et une de route selon les mêmes études . Et puisque le bras est articulé directement sur l'axe de sortie de boite , on ne parlera pas de cardan ( donc moins d'à-coups et moins de jeu ) : il y aura soit deux couples coniques , soit une nouvelle conception de moteur avec une boite de vitesses perpendiculaire à la position qu'elle connait actuellement . C'est envisageable . A partir d'une boîte qui existe déjà , il suffit de refaire les carters moteur . Et la double transmission ? C'est plus qu'une idée , puisque j'envisage la transmission sur la roue avant pour cette année . Et elle sera hydraulique . Mais cela fait partie d'un tout : lorsque j'aurai la transmision par arbre à l'arrière , il n'y aura plus de frein au moyeu , mais en sortie de boîte . Et avec une transmission avant hydraulique , plus besoin de frein non plus : l'hydraulique travaillera dans les deux sens , offrant ainsi un freinage parfait ". Autre sujet qui préoccupe actuellement les usines Japonaises et Jean-Pierre Fournalès en particulier : la fourche anti-plongée . Nous savons tous qu'en cas de freinage , la fourche plonge , modifiant ainsi les caractéristiques de la suspension et aussi les dimensions générales ( chasse , empattement ) . " La fourche anti-plongée que je vais adopter demandera pas mal de développement . Cela réclame une fourche originale avec les deux fourreaux du même côté de la roue avant qui devient ainsi en porte à faux . Le système anti-plongée , sans en dévoiler aujourd'hui les caractéristiques principales , sera hydropneumatique et coaxial avec un des deux fourreaux de la fourche . Cela veut dire que dans ce cas , on récupère l'effort de freinage pour le faire réagir sur la partie suspendue de la roue ". En y ajoutant les idées et les recherches de Jean-Pierre Fournalès dans d'autres domaine ( sabot de protection déformable , détails divers ) , on ne peut que constater l'innovation générale de cette machine qui révolutionnera la technique trial . " On me déconseille de me lancer dans la production et des études sont en cours à ce niveau ! La première année , il faudrait sortir 1000 machines . Cela suppose évidemment un investissement important . Je crois en la moto révolutionnaire . Parce que les trialistes ont trop attendu . Parce que les usines spécialisées ont tendance à ne plus bouger quand elles ont remporté un titre ... L'avenir , c'est demain . Pas hier !"

Pierre Cauquil : pour l'innovation

Jeudi 18 mars , 23 heures , Jean-Pierre Fournalès cache difficilement son émotion : Pierre Cauquil vient de démarrer le premier prototype de trial . Pour sa première course avec la Fournalès , Pierre Cauquil termine second à 10 points de Joël Descuns sur son terrain . Second national l'an dernier , Pierre Cauquil aurait pu bénéficier d'une petite carrière bien classique . Il a choisi de rouler pour Jean-Pierre Fournalès . Pourquoi ? " Il y a tellement peu de gens qui se lancent dans des réalisations originales de ce genre que j'ai décidé de suivre Jean-Pierre . C'est un coup de poker , mais c'est toujours intéressant d'essayer de créer quelque chose . De plus , je connais Jean-Pierre depuis quatre ou cinq ans et j'ai confiance en ses réalisations . Cela doit par ailleurs être moins évident pour un professionnel qui a déjà un acquis . Là , si la moto marche et que je marche , l'expérience sera passionnante et remettra le futur en question ". Pierre Cauquil fait du trial depuis l'âge de 17 ans . Il a commencé avec un Yamaha TY , puis est passé sur une Bul avant de rouler deux années pour Montesa ( sur les 348 et 349 ) et une saison sur la SWM . Michel Combes l'a aidé pendant deux années et c'est Languedoc Auto-Moto qui " a sponsoré la saison dernière . Déjà national en 1979 , il a marqué trois fois des points en trois participations avant d'effectuer son service militaire en 198O . Pierre a la chance de travailler avec son père , ce qui lui assure quelques heures de liberté . " Cet hiver , j'ai fait pas mal de sport . Mais je manque un peu d'entraînement à moto car , en attendant ce proto , je suis passé d'une machine à l'autre . Ce qui n'est pas l'idéal ..."

Petit historique d'études anciennes ...

" Le cadre en titane j'en rigole ! Une bonne structure n'a pas besoin d'aciers spéciaux offrant une résistance hors du commun ..."

La Yam TY Swing Frame Meney-Rondeau qui date de septembre 1976 . La Yam TY " Swing Frame " Meney-Rondeau qui date de septembre 1976 . On notera que l'axe du bras oscillant est monté sur celui du pignon de sortie de boîte et que le frein arrière à disque est situé en sortie de boîte . Son créateur , Régis Meney de Dijon , a fini par abandonner le projet .


Yamaha usine de Mick Andrews en décembre 1976 . Essais de Chasse variable sur la Yamaha TY usine de Mick Andrews en décembre 1976 . Cette étude n'a pas connu d'application sur la série .
Prototype révolutionnaire sortie en 1974 . Hagglund le prototype révolutionnaire sortie en 1974 et mise au point par l'usine Suédoise Hagglund pour le compte de l'armée ... Particularités : mono-branche pour le bras oscillant et demi-fourche pour l'avant . Le cadre-poutre est à l'encontre du cadre treillis de Jean- Pierre Fournalés . La structure à treillis a déjà été adoptée par Norton sur la John Player's de vitesse en 1973 et sur les Portal de tout-terrain que nous connaissons encore .


Film de la construction

Le bras oscillant monté sur le moteur . Nous avons pu assister au premier montage de la Fournalès et ainsi photographier toutes les pièces maîtresses de ce puzzle soigné . Voici le bras oscillant monobranche et son boîtier de fixation coaxial au pignon de sortie de boîte . Le bras est légèrement coudé vers l'extérieur pour permettre l'alignement de la chaîne et pour récupérer le guidage de l'axe de la roue arrière . Pour ce proto , le boîtier est une pièce très élaborée en mécano-soudure , mais pour la série , il serait fait en embouti ou en injecté sous pression et ferait aussi office de couvercle d'allumage . Le nombre de points de fixation est de deux , ce qui correspond aux fixations du moteur à l'arrière . Au niveau du bras , il faut noter que le système de tension de chaîne ( en noir ) ne sert plus qu'à récupérer l'usure de la chaîne puisque l'axe du bras oscillant et celui du pignon de sortie de boîte sont confondus et qu'il n'y a donc plus de battement de chaîne ... Sur le proto , ce boîtier noir sert avant tout à rallonger ou raccourcir ( 3,5 cm de jeu ) le bras à volonté et donc à modifier l'empattement . Derrière le bouchon en caoutchouc noir , il y a le point d'ancrage de l'amortisseur unique . La patte inférieure sert à monter un tendeur de chaîne de façon à pouvoir modifier l'empattement sans devoir changer la chaîne . La moto laboratoire , quoi ... Fixé au boîtier noir , le flasque en nylon , du frein arrière , qui reste donc en place en cas de démontage de la roue et qui assure une étancéïté totale grâce à un joint spi et une gorge . La roue est maintenue par une seule vis hexacave et l'axe de roue est creux pour accueillir les trois clés nécessaire à la tension et au démontage . Et à l'aide d'une seule vis sous le boîtier noir , on tend la chaîne : on tourne à droite pour tirer vers l'arrière . A l'avant plan , ce disque constitue le palier extérieur , qui est fixé sur le boîtier du pignon de sortie de boîte et permet de démonter très facilement le bras . A noter que tout est compact et particulièrement à l'abri des chocs ...
Le châssis . Le châssis . C'est l'application totale de la théorie des treillis . Les points nodaux ( rencontre des tubes ) sont très purs , il n'y a aucune flexion dans les tubes . C'est ce qui justifie l'utilisation de tubes de diamètre relativement faible et d'aciers tout à fait courants . Ce cadre treillis fait 1,5 kg . Sur ce document on voit très bien qu'il n'y a pas de colonne de direction , ou plus exactement elle est fictive , l'articulation se faisant par deux rotules . A la rotule supérieur , un système de vis permet de faire varier la chasse , toujours dans le cadre de la moto laboratoire qui servira à effectuer toute une série d'essais sur le terrain .
On remarque que la garde au sol est impressionnante . Une fois le montage achevé , la réalisation fait très proto . En fait , il s'agit de la première machine et elle constitue avant tout la Moto Laboratoire ... l'esthétique de plusieurs composants sera modifié ne serait-ce que par le choix même des matériaux définitifs . Il en est ainsi par exemple pour le réservoir ou pour le faux-châssis situé sous la selle . Celle-ci est également de construction artisanale . Et son dessin ainsi que les côtés de la partie-cycle permettent au pilote de s'asseoir décemment , tout en préservant les critères nécessaires pour la conduite dans les zones . Ici , le cadre est chromé , mais il sera peint ( époxy ou polyuréthane ) sur la série . On remarque que la garde au sol est impressionnante .
Nous avons pu assister au premier montage de la Fournalès . Le bras oscillant monté sur le moteur , qui est pour l'instant un Hiro classique de trial . On notera que l'échappement épouse parfaitement la culasse dont l'ailettage a par ailleurs été " raboté " en plusieurs endroits . L'échappement est composé de trois parties principales dans sa partie avant . Tout le système d'échappement est monté à l'avant du moteur . Seul le silencieux , de la forme d'un boîtier , est monté derrière le cylindre . Cet échappement est relié à une pièce appelée faux-châssis , qui se situe sous la selle et comprend aussi le filtre à air . En série , cette pièce sortira en nylon moulé . Au premier plan , on notera l'axe de la roue arrière ainsi que le flasque nylon , la came et les mâchoires du frein qui restent donc en place lors du démontage de la roue .
Voilà une véritable symphonie qui pourrait s'intituler étude sur une plaque à numéro . Voilà une véritable symphonie qui pourrait s'intituler " étude sur une plaque à numéro "... Ou comment transformer une innocente plaque à numéros en véritable pièce d'art maîtresse ! Les tés qui sont reliés entre eux ont été étudiés d'une façon extrêmement rationnel en résistance des matériaux pour que la fourche ait sa propre rigidité , sans compter sur l'absente colonne de direction . Ici , nous avons un système de tés qui est plus rigide que les deux tés classiques . La forme de cette plaque n'est pas due au hazard : elle a été étudiée pour répondre exactement aux critères de la résistance des matériaux .
La bête prend forme . Moteur et bras oscillant fixées au cadre treillis . La bête prend forme ... Et on ne manquer d'être surpris par la colonne de direction " fictive ". Voyez le boîtier de fixation du mono-bras monté à hauteur du pignon de sortie de boîte , derrière le disque maintenu par six vis , et qui constitue le palier extérieur qui permet au bras d'osciller . Sur le Hiro , le levier de commande de l'embrayage a été quelque peu rallongé , pour adoucir la commande .
Surprenant ce bras oscillant mono-branche avec un seul amortisseur bien caché . Surprenant , ce bras oscillant mono-branche avec un seul amortisseur bien caché ... La fourche avant est provisoirement une Bultaco , Jean-Pierre Fournalès terminant en ce moment une réalisation personnelle ( encore une ... ) basée sur le principe de ses amortisseurs oléo-pneumatiques sans ressort . A l'arrière , le moyeu comporte pas moins de cinq trous d'allègement , bouchés aux silicones , qui font gagner 380 grammes ...


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Informations tirées de Moto Journal . Par Michel d'Awans