La sortie , c'est par là ! La sortie , c'est par là !

Les Recherches de Suzuki

Quatre études à suivre de près

Lors de la présentation de la nouvelle GSX-R 750 , Suzuki nous a convié à découvrir la nouvelle 250 SW1 ainsi que trois études sur les deux roues motrices . Une présentation statique intéressante pour des motos dont l'importation en France tient de l'irréel .

Le buste est bien droit et les jambes ont de la place : la position du SW1 fait penser à celle d'une BMW et vise le confort . De face , la SW1 mérite aussi le coup d'oeil et laisse espérer une bonne protection des jambes avec les tabliers rigides latéraux . Vous l'avez déjà aperçue dans la majorité des revues spécialisées , dont la nôtre . Aujourd'hui , nous avons cependant pu approcher le SW1 pour en savoir un tout petit peu plus . Oh , pas grand chose , mais de quoi mieux situer ce gros scooter à l'allure rétro pour une utilisation résolument moderne . Ceux qui étaient au salon de Paris la dernière semaine ont pu contempler cette nouveauté qui ne rentrera malheureusement pas chez nous cette année . Selon Suzuki , le prix de vente élevé ( on voit mal se vendre cet engin à plus de 25000 F ) est la seule raison de cette décision . Nous savons cependant que le marché Japonais est demandeur et que , comme pour les 250 sportives , ce marché est prioritaire et important ( le Japon renferme 120 millions d'habitants , rappelons-le ). Il nous reste donc à tourner autour de cet objet exposé en plein soleil nippon .

Super finition

Le tableau de bord de la SW1 va parfaitement avec le reste de la machine . Original et fonctionnel . Le sélecteur à deux branches du SW1 devrait permettre de monter et descendre les rapports sans traumatiser le dessus de nos Weston préférées . Parfaitement fini , c'est la première constatation qui ressort lorsque vous détaillez le SW1 . Rien n'est fait au hasard et la qualité de fabrication d'ensemble ( tout du moins sur ce modèle de pré-série ) suscite l'admiration . Conçu pour être propre sur lui , pour s'intégrer à la ville , le SW1 arrive à ses fins . Son look généreux et rondouillard rappelle le temps jadis , mais donne surtout envie de chevaucher l'engin pour oublier les tracasseries d'un roulage citadin quotidien , tout en visant le charme de l'originalité . Sans même rouler à son guidon , on sent que le petit Suzuki serait dans son élément à Paris ou ailleurs . Même à l'arrêt , il laisse transparaître une légèreté certaine . Le tableau de bord crème et blanc est beau , lisible et fonctionnel . Le démarreur électrique indispensable est bien là et , derrière les petites portes latérales ou du réservoir , se cachent des coffres on ne peut plus accueillants . Trois au total avec celui , bien pratique , placé sur le réservoir . Techniquement , le SW1 fait aussi ce qu'il faut pour satisfaire une clientèle qui aura mis sa clef de 14 au rencart pour ne penser qu'à une chose : rouler propre sans avoir à se cambouiser la truffe en profondeur . Le moteur retenu ( le premier était un 250 V-twin deux-temps ) est un monocylindre 4-temps , simple arbre , 4 soupapes , 5 vitesses et refroidi par eau . La transmission secondaire est confiée à une courroie ( comme la 650 Savage ) et le frein avant est un simple disque mordu par une pince double piston . L'arrière est un tambour simple came . Finissons par le cadre simple berceau interrompu en acier pour constater que la SW1 porte ses choix sur la facilité et le fonctionnel . On l'aurait deviné . Reste à savoir si cette déesse des villes verra un jour notre beau pays . C'est tout le mal que nous lui souhaitons , en espérant que la condition primordiale à ce voeu soit respectée : rester sous la barre fatidique des 25000 F .

Deux roues motrices

La XF5 est celle qui se rapproche le plus d'une moto de cross traditionnelle . La transmission avant est confiée à un cardan animé par plusieurs renvois de chaînes . De gauche à droite : la Ugly Duck , la Lander et la XF5 . Trois deux roues motrices pour affirmer la prise de position de Suzuki : servir de plus près le monde des loisirs sur deux roues . Trois motos à deux roues motrices sont actuellement à l'étude chez Suzuki . le XF4 Lander , le XF425 Ugly Duck ( vilain petit canard ?) et le XF5 , un 200 cm3 deux-temps plus proche d'une moto de cross . Le premier est réservé aux pêcheurs baladeurs puisque du compas à la radio en passant par ce qu'il faut pour tracter une remorque , pour treuiller ou encore transporter ses cannes à pêche ( deux superbes tubes de transport en carbone ), on trouve tout pour tailler la lande . Le moteur est un 125 deux-temps refroidi par air et la transmission intégrale commandée par chaîne aussi bien à l'avant qu'à l'arrière . Des trois modèles , il sera probablement celui que sortira Suzuki en premier pour servir ce nouveau marché du loisir . Le Ugly Duck est plus un engin pour s'amuser dans les dunes , jouer avec ses deux roues adhérentes . Là encore , le moteur est un 125 deux-temps refroidi par air . La suspension avant rappelle , comme le Lander d'ailleurs , la vieille fourche Earls des anciennes M. Yamauchi sur la Ugly Duck . Il s'occupe de l'étude sur les deux roues motrices Suzuki et ne rejette pas l'idée d'adapter le tout à la route . BMW alors que la transmission avant est confiée à une chaîne . Les pneus sont de larges basse pression alors que la partie-cycle en acier demeure classique . Vous vous en doutez , les ingénieurs n'étaient pas très bavards au sujet de ce mode de transmission à l'étude chez Suzuki depuis 3 ans . Une ancienne étude entamée il y a 13 ans a en fait été réactualisée , si l'on tient compte des propos de M. Yamauchi , staff manager du 6e département moto et maître d'oeuvre du travail sur les deux roues motrices . Le XF5 , le plus proche d'une moto de cross classique , est le seul à posséder une transmission avant par arbre et cardan . Il se loge dans le bras de fourche gauche , ce qui a pour avantage en série de conserver de nombreuses pièces de la fourche traditionnelle , mais aussi l'inconvénient de ne confier l'amortissement qu'à un seul des deux bras de fourche . Le cadre est en aluminium et composé de deux longerons latéraux auxquels est suspendu le petit 200 cm3 deux-temps . Le look est là , mais à en juger par le poids haut placé de tout le système de transmission avant ( constaté en déplaçant la moto à la main ), le comportement pourrait ne pas être des plus maniables . Mais n'anticipons pas , nous savons seulement que la XF5 est annoncée pour 129 kg à sec alors que le poids du système de transmission avant , placé proche de la colonne de direction , est de 7,8 kg . Le deux roues motrices chez Suzuki n'est pas encore développé pour une utilisation routière , mais M. Yamauchi n'en rejette pas l'idée . En un mot comme en cent , les recherches commencent à devenir sérieuses , mais ne sont retenues aujourd'hui que dans le but de développer la moto de loisir . Un concept dont nous allons probablement entendre parler de plus en plus , deux roues motrices ou non . Wait and see ...

Deux 350 Goose étaient là aussi . Deux 350 Goose étaient là aussi . Ces petites 350 4-temps , qui reprennent en grande partie la base moteur de la DR 350 S pour servir le sport , pourraient rentrer chez nous . La 350 possède une fourche inversée et développe 33 ch à 8000 tr/mn pour un couple de 3,3 mkg à 6500 tr/mn .


Haut de Page
Informations tirées de Moto Revue ou Moto Journal . Par Ivan Magot .