La sortie , c'est par là ! La sortie , c'est par là !

Spécial Daytona

1934 1981 1934 ... 1981 : entre ces deux photos , il y a une histoire . Celle d'une tranquille station balnéaire de Floride , avec une belle plage de sable blanc , devenue un temple mondial de la moto . Dans les pages qui suivent nous vous racontons cette curieuse histoire .


Toute cette folie commence en 1937 ...

" Daytona week ", la semaine de Daytona , est née quand ? Où ? Et pourquoi ? Qu'est-ce qui a fait qu'une petite course sur la plage devienne aujourd'hui la plus démente semaine moto du monde ?

Au départ , en 1937 , Daytona était un événement marginal ... la course se déroulait sur la plage , sur un anneau de 5 km , avec deux virages relevés à chaque bout ... Un Touquet à l'Américaine : Ormond Beach , Daytona Beach ... En cette partie bénie de Floride , tout au long d'un océan Atlantique sensiblement plus calme que ce que nous connaissons , tous les noms se terminent par " beach ": la plage , immense , qui part du sud de la Floride pour remonter sans discontinuer vers le nord de cet état particulier des Etats-Unis . Entre les retraités et les vacanciers qui viennent y trouver , en toutes saisons , ces quelques jours de soleil nécessaires à leur équilibre , les côtes de Floride sont un peu , de l'autre côté de l'Atlantique , l'équivalent plus vaste de notre Côte d'Azur . C'est d'ailleurs en raison de ce calme apparent que les autorités locales , il y a près de quarante cinq ans , décidèrent d'y créer quelque animation . Une semaine par an , pour le début de ce printemps de Floride tellement précoce , Daytona Beach devient pour quelques jours le temple de la fureur ... C'est en 1937 que l'état de Floride décide de monter , de toutes pièces , un événement sportif totalement marginal . Sur un circuit en ovale de quatre kilomètres huit , et dans une atmosphère bien différente de la fièvre habituelle qui entoure ce genre de compétition , la course de Daytona est en train de venir au monde .


Un Touquet avant l'heure !

Pour se protéger du sable : un masque en cuir . Teddy Edwards , ex-pilote Indian , en 1949 . Il ne s'agit , alors , que d'une épreuve relativement discrète mais dont le déroulement précis ne va guère tarder à rendre la petite ville célèbre . Véritable " Touquet " avant l'heure , la course de Daytona utilise totalement une des caractéristiques essentielles de cette station balnéaire : la plage . En traçant un petit circuit de moins de cinq kilomètres , les organisateurs utilisent à fond les possibilités locales : la plage , dans la superficie découverte par l'océan Atlantique , devient le grand " bout droit " de cette nouvelle épreuve ; deux kilomètres de sable dur que les motos vont avaler " full throttle " avant de virer sur les chapeaux de roue pour reprendre , mais en sens inverse , ce parcours tracé à travers les dunes et qui leur permettra , au bout de quelques minutes , de se relancer avec ivresse vers cette plage déserte livrée à la seule vitesse . Pour cette première course , au printemps 1937 , ils sont 98 au départ . Les prix , 870 dollars , ne sont pas encore réellement fantastiques mais cela importe peu . C'est l'idée , et elle seule , qui fait le succès de la course . A chacun des virages qui marquent les deux extrémités de la piste , les organisateurs ont prévu des remblais de terre pour solidifier le sable trop meuble . Mais au fil des tours , détérioré par les passages successifs , le terrain ne tarde pas à devenir un véritable bourbier . A chaque bout de l'anneau , deux virages relevés en sable . Epuisant les hommes aussi bien que les machines , soulevant l'enthousiasme général des spectateurs massés le long de ce circuit , la première course moto sur le " circuit " de Daytona soulève l'engouement général . Ed. Kretz , premier vainqueur de cette longue série , apporte un soutien publicitaire évident pour la firme qui lui a permis de gagner : Indian . Plus simplement encore , cette course typiquement locale met surtout en valeur les firmes Américaines : cinq Indian et deux Harley-Davidson dans les huit premiers font de Daytona , pour sa première version , le terrain de prédilection pour l'industrie nationale . Harley-Davidson , d'ailleurs , ne restera pas sur ce premier échec : pendant les trois années qui vont suivre , la plus célèbre des marques Américaines inscrit trois victoires consécutives à son palmarès en écrasant sans grande difficulté ses adversaires éventuels . Et c'est à l'instant où l'on commence à se poser des questions que les Européens , pour la première fois , débarquent avec quelque succès sur les côtes de Floride : Billy Matthews , en 1941 , signe la première victoire non Américaine en finissant en tête au guidon d'une Norton britannique .


Un match Anglo-Américain

Dick Klamforth , 3 fois vainqueur en 48 , 51 et 52 au guidon d'une Norton d'usine . 1947 , après la longue interruption de la seconde guerre mondiale , marque tout à la fois la reprise de Daytona et la consécration de l'engouement qu'elle suscite auprès des Américains . Cette fois , pour la grande reprise , ils sont cent quatre vingt quatre au départ . Et comme l'histoire n'est somme toute qu'un éternel recommencement , c'est de nouveau une Indian qui triomphe : Johnny Spiegelhoff , à 123,9 kilomètres à l'heure de moyenne , signe la seconde victoire de l'écurie Indian . Mais c'est également la dernière sur le tracé original . L'année suivante , en effet , les organisateurs décident de modifier le circuit : quelques kilomètres plus loin , dans un périmètre plus calme et moins populaire , un tout nouveau tracé fait passer la course à 6,4 kilomètres de longueur . Les virages , ont été relevés pour permettre une vitesse plus élevée , et c'est une nouvelle fois une victoire pour l'usine Indian : Floyd Emde , le premier d'une longue lignée de vainqueurs , remporte la version 1948 à plus de 119 km/h de moyenne . Mais l'usine Norton , pour tenter de rééditer sa victoire d'avant-guerre , engage cette année là deux machines à arbres à cames en tête . Préparées par Steve Landefield , modifiées pour se plier aux réglements déjà draconiens de l'American Motorcycle Association , les deux Norton officielles connaîtront de multiples problèmes . Billy Mathews et Nick Pultorak les deux pilotes , devront lutter avec le sable et une assistance , il faut bien le reconnaître , sensiblement moins présente que celle de chez Indian : à l'arrivée , malgré tous leurs efforts , seize secondes séparent le vainqueur du mieux classé des pilotes Norton , Mathews , classé second de cette septième édition . 1949 marque le retour de l'écurie Norton avec cette fois-ci , une assistance à la hauteur de la course : les trois motos officielles , celle de Klamforth , Mathews et Luse , prennent la direction des opérations et terminent , dans cet ordre , au classement définitif . L'année suivante , et cette fois au guidon d'une des célèbres Manx , le même Mathews signe le record de la piste avec un tour à plus de cent quarante et un kilomètres à l'heure de moyenne . Klamforth , le vainqueur de l'édition 1949 , mène par deux fois de suite les Norton à la victoire en remportant , en 51 et 52 , la première place de cette course si spéciale .


Un réglement discutable

En haut à gauche : Dick Mann , 2 fois vainqueur en 71 et 72 sur Honda et BSA d'usine . En haut à droite : Le style très particulier de Paul Smart , en 71 , sur Triumph . En bas à gauche : Gene Romero , ici sur une Triumph , vainqueur en 75 sur une 750 Yam . En bas à droite : Don Emde ( 750 BSA usine ), vainqueur en 72 sur une 750 Yam . Mais le réglement , dans le but inavoué de favoriser la production Américaine , décide l'année suivante d'interdire certaines caractéristiques précises : théoriquement , pour limiter l'entrée en lice des machines trop spéciales , l' AMA interdit définitivement les arbres à cames en tête . Pour les Anglais , qui commencaient à se sentir les maîtres , cette mesure est prise pour une véritable brimade : artificiellement mise hors course , les Norton victorieuses des années précédentes quittent la Floride sur la pointe des pieds . Plus personne , dès lors , ne vient contrecarrer les ambitions de Harley qui va , pendant huit ans , truster littéralement les victoires . La seule anicroche , dans cette longue série de succès se situera en 54 avec la victoire surprise d'un pilote privé au guidon d'une BSA britannique . C'est en 1957 , sur le circuit mixte sable-bitume , que l'Américain Loe Léonard , sur une Harley , établit définitivement le record du circuit : il signe un temps remarquable qui lui permet d'empocher définitivement , à 159 kilomètres à l'heure de moyenne , le record de l'ancien circuit .


Et Bill France arriva ...

A gauche : Dick Mann ( 1971 ), au centre : Saarinen ( 1973 ), à droite : Agostini ( 1974 ).
L'année 1960 est certainement , pour l'histoire de Daytona , la plus importante de sa curieuse carrière . Très apprécié aux Etats-Unis , la course commence pourtant à souffrir d'un défaut évident et malheureusement , inhérent à sa conception : circuit " mixte " par définition , Daytona commence à dérouter tout le monde . Trop rapide pour les machines tout terrain , trop " sablonneux " pour les machines de vitesse , Daytona doit de toute évidence évoluer dans les années qui viennent . C'est alors qu'intervient le dénommé Bill France : gros entrepreneur de la ville , Bill France a fait sa fortune en construisant , personnellement , une bonne partie de cette ville en pleine expansion . Fin 1960 , très conscient des problèmes de la course , il décide d'investir et se lance , quasiment seul , dans une oeuvre de géant . Il choisit de racheter près de deux cents hectares de marécages , les assèche , et entreprend alors un travail de Romain : pour permettre l'organisation de course de stock-cars - aux Etats-Unis , le stock-cars est une course de vitesse pure réservée aux voitures de série - il édifie le " speedway " au prix de travaux insensés . Plus d'un million de mètres cube déplacés , plusieurs centaines de camions remplis de béton et , au bout du compte , une réalisation assez extraordinaire : un circuit intérieur de 3,2 kilomètres , des virages relevés - le célèbre " banking " - de quoi accueillir plus de 60 000 spectateurs dans les tribunes et , outre un parking de 75 000 voitures - nous sommes en Amérique ! - tout ce qui est nécessaire pour accueillir 75 000 autres spectateurs à l'intérieur du circuit . Mais l'idée relativement géniale , est d'associer désormais compétition sur deux et sur quatre roues . En dehors des courses automobiles du style stock-cars Daytona peut maintenant donner un souffle nouveau à ses traditionnels 200 miles . 1961 , pour l'inauguration du nouveau tracé , voit une nouvelle victoire de l'usine Harley-Davidson . Roger Reiman , devant la Triumph de Donald Burnett remporte l'épreuve à plus de cent onze de moyenne mais sans utiliser , pour cela , les grands virages relevés qui font désormais la particularité de ce circuit : l'AMA , qui redoute d'éventuels accidents , vient en effet d'en interdire l'usage . C'est donc sur le tracé intérieur que les motos , toujours équipées de grands guidons " corne de vaches ", restent plus proches du dirt track que de la course de vitesse . L'année suivante , grâce à une nouvelle réglementation moins défavorable à l'industrie britannique , commence une longue bagarre entre Triumph et Harley . Burnett - Triumph - gagne la course en 1962 et Ralph White , en 1963 , ramène le trophée dans le clan Harley . Depuis 1964 , toutefois , le circuit est passé à près de cinq kilomètres et les réglementations de l'AMA autorisent l'utilisation du " banking ": les moyennes , par le fait font un sensible bon en avant puisque Reiman , premier vainqueur sur le nouveau tracé , terminera à plus de 152 km/h de moyenne . C'est en 1966 que Buddy Elmore parvient à mener sa Triumph à la première place devant deux Harley Davidson pour l'usine Anglaise , cette victoire est l'avant-dernière d'une longue série . En 1967 , avec un moteur développant près de cinquante chevaux à 8 000 tours , la Triumph officielle dispose cette fois d'un carénage très intelligemment profilé sur un cadre ultra léger qui lui permet de battre , une fois encore , les Harley d'usine . C'est Gary Nixon qui atteint de cette façon le rang de vedette de la vitesse en finissant devant son camarade d'écurie Buddy Elmore . Mais le règne britannique , sur le circuit de Floride , est quasiment terminé . En 68 et 69 , le regretté Calvin Rayborn remporte la course deux fois de suite malgré une arrivée remarquée des deux temps Japonais : lors des premières séances d'essai , en 1969 , Yvon Duhamel atteint la vitesse de 241 kilomètres à l'heure sur l'anneau au guidon d'une trois cent cinquante Yamaha . Ron Grant , sur une Suzuki , est crédité de 236 kilomètres à l'heure alors que la meilleure Harley ne parvient pas à dépasser 232 kilomètres à l'heure . Mais pour cette version 1969 , les dieux , et l'organisation étaient résolument du côté des Américains : en raison des conditions atmosphériques déplorables , l'AMA décidait de reporter la course à la semaine suivante donnant ainsi à Harley le temps de trouver les derniers chevaux utilisables du vieux twin en V . Rayborn , de plus , devait bénéficier de circonstances pour le moins défavorables aux Yamaha Japonaises qui connaissaient toutes de sérieux ennuis mécaniques : à plus de cent soixante kilomètres à l'heure de moyenne , et devant la Suzuki de Grant et la Yamaha de Mike Duff , Harley remportait sa dernière victoire sur le circuit de Floride .
A gauche : Kenny Roberts ( 1978 ), au centre : Singleton ( 1979 ), à droite : Patrick Pons ( 1980 ).


L'ère Japonaise

La plage de Daytona aujourd'hui , 44 ans après , envahie par les trucks et les choppers , délirant . Il y en a autant en ville , le spectacle est permanent . Dès 1970 , en effet , l'AMA décidait à juste titre de modifier un réglement qui commencait sérieusement à dater et qui ouvrait , il faut bien le dire , la porte ouverte à toutes sortes de pressions . Désormais , et pour le plus grand plaisir de la plupart des constructeurs mondiaux , toute machine utilisant un moteur dérivé de la série de 750 cm3 pouvait prendre le départ de Daytona . La première conséquence , à cette époque , devait être l'entrée en lice de la plus puissante des machines de série , la Honda CB 750 . Avec deux grands spécialistes de la vitesse - Ralph Bryans et Tommy Robb - et un concessionnaire Américain de la marque , Bill Smith , Honda décidait de faire confiance à un pilote de trente six ans , Dick Mann , qui comptait déjà quinze participations à la course de Daytona . Les Anglais , une fois de plus , tentaient de reconquérir le marché US en alignant des Trident , et Rocket 3 sensiblement gonflées . Ce furent Mike Hailwood , Jim Rice et Dave Aldana qui pilotaient les BSA tandis que Gary Nixon , Gene Romero , Don Castro et l'essayeur maison Percy Tait prennaient les commandes des Triumph officielles . Harley , de son côté , n'avaient à opposer que des Sporster 883 modifiées en 750 à soupapes en tête . Après les abandons de Hailwood - piston - puis de Nixon et Grant , c'est le déjà vétéran Dick Mann qui finissait après quinze années de malchance , à la première place des 200 Miles de Daytona . Après le retrait officiel des Honda , dès 1971 , BSA-Triumph et Harley-Davidson entendaient bien renouer avec la victoire . Dix machines Anglaises - les " Beezumph circus ", comme disaient les Américains - opposés aux Harley très spéciales engagées par Dick O'Brien : carburateurs Mikuni montés sur des pipes d'admission longues de quarante centimètres , culasses spéciales , bougies verticales et ailettes de refroidissement disproportionnées par rapport au reste du moteur . En dépit de leur très faible taux de compression , les Harley se montraient relativement rapides aux essais et donnèrent même l'impression de pouvoir battre les Suzuki annoncées pour soixante quinze chevaux . En course , la plupart des favoris devaient connaître de gros pépins techniques puisque après les casses de Hailwood , Grant , Smart et Fisher , c'est une fois encore Dick Mann - au guidon cette fois d'une des BSA officielles - qui finissait en tête . Cette victoire , acquise devant le plateau le plus complet qu'il avait été donné de voir aux Etats-Unis , marquait en fait la fin de cette suprématie britannique . Dès l'année suivante , Yamaha commencait , avec Don Emde , le fils du vainqueur de 1948 , une longue série de victoires parfaitement indiscutables . Dès l'année suivante , en 1973 , Jarno Saarinen était le premier pilote Européen à réussir ce que tout le monde considérait comme un exploit : battre chez eux les pilotes Américains . Il finissait à la première place au guidon d'une trois et demie Yamaha devant Kel Carruthers , l'actuel team manager de Kenny Roberts , et une troisième Yamaha pilotée par James Evans . En 1974 , pour fêter son entrée au sein du team Yamaha , Giacomo Agostini , remportait à Daytona la première course qu'il ait jamais disputée au guidon d'un deux temps . Romero en 75 , puis Johnny Cecotto , Steve Baker , Kenny Roberts , Dale Singleton se succédaient , toujours au guidon de ces 750 Yamaha , au palmarès de la plus grande course Américaine . L'an dernier , pour la 39ème édition de l'épreuve , c'est la Marseillaise qui venait après la course sacrer le vainqueur 1980 . Patrick Pons , tenant du titre mondial dans la catégorie 750 , commencait merveilleusement la saison en remportant , devant les milliers de spectateurs médusés qui le découvraient à cette occasion , la plus prestigieuse de toutes les courses des Etats-Unis . Ce jour là , avec dans le regard cet air émerveillé qu'il pouvait prendre parfois , Patrick constatait sans trop oser y croire , cette réussite , consécration évidente : " J'ai gagné Daytona ... c'est tout simplement fantastique ..."


200 Miles de 1937 à 1980

1937 , Ed Kretz , ( USA-Indian ) à 118,0 km/h
1938 , Ben Campanale , ( USA-Harley-Davidson ) à 118,38 km/h
1939 , Ben Campanale , ( USA-Harley-Davidson ) à 122,68 km/h
1940 , Babe Tancrede , ( USA-Harley-Davidson ) à 120,85 km/h
1941 , Billy Mathews , ( USA- Norton ) à 125,63 km/h
1947 , Johnny Spiegelhoff , ( USA-Indian ) à 124,11 km/h
1948 , Floyd Emde , ( USA-Indian ) à 119,08 km/h
1949 , Dick Klamfoth , ( USA-Norton ) à 139,04 km/h
1950 , Billy Mathews , ( USA-Norton ) à 142,47 km/h
1951 , Dick Klamfoth , ( USA-Norton ) à 149,33 km/h
1952 , Dick Klamfoth , ( USA-Norton ) à 141,12 km/h
1953 , Paul Goldsmith , ( USA-Harley-Davidson ) à 151,64 km/h
1954 , Bobby Hill , ( USA-BSA ) à 148,41 km/h
1955 , Brad Andres , ( USA-Harley-Davidson ) à 152,16 km/h
1956 , John Gibson , ( USA-Harley-Davidson ) à 151,58 km/h
1957 , Joe Leonard , ( USA-Harley-Davidson ) à 158,51 km/h
1958 , Joe Leonard , ( USA-Harley-Davidson ) à 160,67 km/h
1959 , Brad Andres , ( USA-Harley-Davidson ) à 158,80 km/h
1960 , Brad Andres , ( USA-Harley-Davidson ) à 157,77 km/h
1961 , Roger Reiman , ( USA-Harley-Davidson ) à 111,42 km/h
1962 , Don Burnett , ( USA-Triumph ) à 115,81 km/h
1963 , Ralph White , ( USA-Harley-Davidson ) à 124,98 km/h
1964 , Roger Reiman , ( USA-Harley-Davidson ) à 152,58 km/h
1965 , Roger Reiman , ( USA-Harley-Davidson ) à 144,87 km/h
1966 , Buddy Elmore , ( USA-Triumph ) à 155,40 km/h
1967 , Gary Nixon , ( USA-Triumph) à 158,04 km/h
1968 , Calvin Rayborn , ( USA-Harley-Davidson ) à 162,97 km/h
1969 , Calvin Rayborn , ( USA-Harley-Davidson ) à 162,31 km/h
1970 , Dick Mann , ( USA-Honda ) à 165,22 km/h
1971 , Dick Mann , ( USA-BSA ) à 168,52 km/h
1972 , Don Emde , ( USA-Yamaha ) à 166,30 km/h
1973 , Jarno Saarinen , ( Finlande-Yamaha ) à 157,96 km/h
1974 , Giacomo Agostini , ( Italie-Yamaha ) à 168,96 km/h
1975 , Gene Romero , ( USA-Yamaha ) à 171,27 km/h
1976 , Johnny Cecotto , ( Venezuela-Yamaha ) à 175,01 km/h
1977 , Steve Baker , ( USA-Yamaha ) à 175,14 km/h
1978 , Kenny Roberts , ( USA-Yamaha ) à 174,37 km/h
1979 , Dale Singleton , ( USA-Yamaha ) à 173,27 km/h
1980 , Patrick Pons , ( France-Yamaha) à 173,055 km/h


Novices ( 76 miles )

1962 , Howard Utsley , ( USA-BSA ) à 109,23 km/h
1963 , Howard Moran , ( USA-BSA ) à 117,33 km/h
1964 , James Faulkerson , ( USA-Yamaha ) à 140,55 km/h
1965 , Sonny Gager , ( USA-Honda ) à 136,77 km/h
1966 , Walter Fulton , ( USA-Suzuki ) à 143,39 km/h
1967 , Kenneth Stephens , ( USA-Yamaha ) à 142,98 km/h
1968 , Don Hollingsworth , ( USA-Harley-Davidson ) à 149,60 km/h
1969 , Harry Cone , ( USA-Yamaha ) à 150,48 km/h
1970 , Jerry Christopher , ( USA-Yamaha ) à 151,88 km/h
1971 , Howard Lynngard , ( USA-Yamaha ) à 154,35 km/h
1972 , John Long , ( USA-Yamaha )
1973 , Jay Levingston , ( USA-Yamaha ) à 149,32 km/h
1974 , John Volkman , ( USA-Yamaha ) à 152,81 km/h
1975 , Dana Dandeneau , ( USA-Yamaha) à 151,62 km/h
1976 , Ed Ingram , ( USA-Yamaha ) à 150,90 km/h
1977 , Eddie Lawson , ( USA-Yamaha ) à 153,88 km/h
1978 , Freddie Spencer , ( USA-Yamaha ) à 154,41 km/h
1979 , Benny Del Monico , ( USA-Yamaha ) à 155,53 km/h
1980 , Jim Filice , ( USA-Yamaha ) à 157,8 km/h


250 cm3 Open ( 100 Miles )

1963 , Richard Hammer , ( USA-Harley-Davidson ) à 115,02 km/h
1964 , Richard Hammer , ( USA-Harley-Davidson ) à 142,32 km/h
1965 , Dick Mann , ( USA-Yamaha ) à 147,39 km/h
1966 , Bob Winters , ( USA-Yamaha ) à 147,82 km/h
1967 , Gary Nixon , ( USA-Yamaha ) à 151,39 km/h
1968 , Yvon Duhamel , (Canada-Yamaha ) à 154,87 km/h
1969 , Yvon Duhamel , ( Canada-Yamaha ) à 158,24 km/h
1970 , Kel Carruthers , ( Australie-Yamaha ) à 159,02 km/h
1971 , Kel Carruthers , ( Australie-Yamaha ) à 163,03 km/h
1972 , David Smith , ( USA-Yamaha ) à 163,30 km/h
1973 , Gary Fisher , ( USA-Yamaha) à 154,12 km/h
1974 , Pat Hennen, ( USA-Yamaha ) à 164,42 km/h
1976 , Kenny Roberts , ( USA-Yamaha ) à 161,88 km/h
1977 , Steve Baker , ( USA-Yamaha ) à 160,72 km/h
1978 , Gregg Hansford , ( USA-Kawasaki ) à 156,97 km/h
1979 , Skip Aksland , ( USA-Yamaha ) à 164,30 km/h
1980 , Eddie Lawson ( USA-Yamaha ) à 164,3 km/h


Daytona , ce n'est pas " seulement " les 200 Miles !

Aujourd'hui , Daytona c'est une semaine de courses diverses ( vitesse , cross , enduro , half mile , short track , dragsters ), des salons , la folie dans les rues . Daytona est devenue un monstre ! Avec leur sens inné de la mise en scène à grand spectacle , les organisateurs de Daytona ne devaient pas tarder à comprendre l'intêret d'un programme plus complet . Dès 1947 , une épreuve réservée à l'équivalent de nos promosport était créée en lever de rideau . Elle devait être arrêtée en 1976 parce qu'elle doublonnait sérieusement avec la course dite des " Novice " - équivalent de nos nationaux - et disputée , elle , sur une distance de 76 miles . En 1963 , une catégorie 250 Inter faisait l'objet d'une course de 100 miles tandis que la classe " Superbikes ", réservée aux machines de série de grosses cylindrées , soulevait de la part du public , à chacune de ses éditions , un enthousiasme de plus en plus justifié . En plus des spécialités typiquement Américaines que sont le half mile et le short track , Daytona présente désormais un véritable spectacle de cross qui attire de plus en plus de monde . C'est devant les tribunes qui bordent la ligne de départ que les organisateurs , en quelques coups de bull appliqués pendant la nuit , transforment la pelouse en terrain de cross des plus spectaculaires . Le lendemain , pour la course proprement dite , tout est rentré dans l'ordre jusqu'à l'année suivante . Daytona , que voulez-vous , c'est l'Amérique ...

Les hommes vedettes de Daytona ? Ed. Kretz ( le 1er !) , Rayborn , Klamforth , Dick Mann , mais aussi Saarinen , Agostini , Roberts , Pons .

Les motos célèbres de Daytona ? Indian , Harley Davidson , Triumph , Norton , BSA puis ... Honda ( 1970 ) et Yamaha ( 9 fois !).


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Informations tirées de Moto Revue . Par Ph. Michel . Photos Moto Revue et Daytona Speedway .